Retrouvez les images de la Gay Pride 2017 — Marche des fiertés

25 Juin, 2017, 03:49 | Auteur: Lynn Cook
  • Istanbul pour disperser la Gay Pride la police tire sur les manifestants avec des balles en caoutchouc

L'ouverture de la procréation médicalement (PMA) assisté " pour toutes, sans condition ni restriction ", est la principale revendication des manifestants cette année. Tweetée par la maire de Paris, Anne Hidalgo, la devise figure en bonne place dans le 40e cortège de la Gay Pride parisienne ce samedi. ". Pendant la campagne, il s'était dit "favorable" à l'ouverture de la PMA, aujourd'hui réservée aux couples hétérosexuels stériles, "aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires". Le Comité consultatif national d'éthique doit rendre mardi 27 juin un avis très attendu sur la PMA, concernant notamment les couples de femme.

"Ça fait quarante ans, et ce n'est pas fini!" a lancé une porte-parole de l'association organisatrice, l'Inter-LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans) devant l'Assemblée nationale. "On a commencé à nous fouiller, à nous traiter comme des sous-hommes", se souvient Jean-Luc Romero, 57 ans, le premier élu français à avoir rendu publique son homosexualité. Des groupes homophobes sortaient pour "casser du pédé", "j'ai été frappé dans la rue à Toulon, où je vivais, puis à Paris, par des gens qui m'avaient repéré", se remémore Richard, la soixantaine. Les actes "impudiques ou contre nature" cessent alors d'être passibles d'emprisonnement.

Jusqu'en 1981, l'homosexualité était considérée comme une maladie mentale en France.

Avec la dépénalisation de l'homosexualité, le décor change, les mentalités évoluent. A Paris, les boîtes de nuit ouvrent en pagaille. Mais entretemps, c'est le sida qui est tombé sur la communauté gay. La communauté LGBT, les morts se comptent par milliers. La "maladie honteuse", qui décime particulièrement les homosexuels, sert de déclencheur à de nouvelles revendications.

Sur le plan des droits, l'avancée suivante intervient en 1999, avec le vote du pacte civil de solidarité (Pacs), union civile accessible aux personnes de même sexe. Au passage, ils ont dénoncé la nomination de ministres qui s'étaient opposés au mariage pour tous comme Gérald Darmanin ou Jean-Baptiste Lemoyne.

Plus d'acceptation, d'intégration. Dans les grandes villes, des jeunes de même sexe se tiennent désormais librement la main, s'embrassent.

Selon le groupe, soutenu par 64 associations et collectifs, le parti d'Emmanuel Macron "n'a rien à y faire" puisqu'il "cautionne les LGBT-phobies, aggrave le racisme d'Etat et renforce les violences policières et institutionnelles à l'égard des migrant-es".

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