Vers une majorité écrasante pour Macron, mais avec une abstention record — Législatives

23 Juin, 2017, 03:56 | Auteur: Sue Barrett

Sa victoire serait moins large que prévue.

Le parti d'Emmanuel Macron, La République en marche, a obtenu, dimanche 18 juin, la majorité absolue à l'Assemblée nationale, au second tour des élections législatives. Après les résultats du premier tour, la majorité absolue semble désormais une évidence pour le parti d'Emmanuel Macron.

La droite (LR, UDI et divers) obtiendrait 125 sièges. Alors que les habitants de plusieurs départements et territoire d'outre-mer et les Français de l'étranger vivant sur le continent américain ont voté samedi, elle a été réélue à Saint-Pierre-et-Miquelon avec 136 voix de plus que son adversaire.

"Nous obtenons une majorité nette mais en même temps les Français n'ont pas voulu signer de chèque en blanc", a commenté le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Le 11 juin, elle avait atteint un niveau record depuis 1958, à 51,29%, signe d'une démobilisation des électeurs après la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon, élu à Marseille, a annoncé dimanche un "groupe parlementaire" LFI, sans évoquer les communistes.

Selon Kantar Sofres, la République en marche seule obtient 319 sièges et le Modem 45, Les Républicains et l'UDI/DVD 131 sièges, le PS seul 30 sièges et ses alliés radicaux de gauche et divers gauche 13, les écologistes 1 siège, la France insoumise 16 sièges et le PCF 9 sièges, le FN 7 sièges et les autres partis 6 sièges. "C'est plus qu'une défaite".

A gauche, le Parti Socialiste, qui contrôlait la moitié de l'Assemblée sortante, est réduit à peau de chagrin.

Quatre députés seulement ont été élus dès le premier tour, conséquence de la forte abstention. Et ceux de la France insoumise, par exemple, craindre de ne pas avoir de groupe à l'Assemblée nationale. Enfin, le Front national gagne 8 députés.

Le Parti socialiste et ses alliés (PRG inclus) obtiendrait entre 46 et 50 sièges, très loin des 302 sièges de l'Assemblée sortante, mais là aussi moins catastrophique que redouté pour un PS qui craignait même de ne pouvoir constituer un groupe parlementaire (15 personnes minimum). Les Républicains, qui plaçaient tous leurs espoirs dans ce scrutin et rêvaient d'imposer une cohabitation au président Macron après la déroute de leur candidat à l'Elysée François Fillon, n'obtiendront pas plus de 90 sièges. Cet homme politique issu de la droite modérée prononcera vraisemblablement le 4 juillet sa déclaration de politique générale devant les députés. Protégés par la REM, les ex-ministres Stéphane Le Foll et Sylvia Pinel gardent leurs sièges. Le second tour des élections législatives devrait déboucher sur une majorité écrasante pour les candidats d'En marche! Les anciens ministres Marisol Touraine, Jean-Jacques Urvoas, Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri comptent parmi les victimes.

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