Recherches toujours en cours et polémique sur les revêtements de la tour

17 Juin, 2017, 04:53 | Auteur: Lynn Cook

Des dizaines de manifestants en colère après l'incendie de la tour Grenfell à Londres qui a fait au moins 30 morts se sont engouffrés vendredi après-midi dans la mairie du quartier dont dépend l'immeuble de logements sociaux, ont constaté des journalistes de l'AFP. Cundy a aussi annoncé que le sinistre, qui s'est déclenché dans la nuit de mardi à mercredi, était désormais totalement éteint et que rien ne laissait penser qu'il avait été délibérément provoqué.

"Ce serait un miracle de retrouver des survivants", a déploré plus tôt la responsable des pompiers de Londres, Dany Cotton au site Sky News, soulignant que la violence du feu et la chaleur laissaient peu de chance aux personnes qui n'ont pas pu s'échapper du brasier.

Mis en cause aussi, le revêtement installé l'an dernier sur la façade, qui aurait favorisé la propagation de l'incendie.

Interrogé jeudi pour savoir si les pertes humaines pouvaient atteindre la centaine, le chef de la police londonienne Stuart Candy a répondu: "j'ose espérer que l'on n'arrivera pas à un nombre à trois chiffres".

"Il y a un risque que nous ne parvenions pas à identifier toutes les victimes", a prévenu Stuart Cundy. Selon le Times, le recours à ce type de dispositif est proscrit aux États-Unis pour les immeubles dépassant 12 mètres de haut.

Près de 600 personnes habitaient dans cet immeuble de 120 appartements. De son côté, la reine Elizabeth II s'est rendue sur place vendredi matin, saluant les secouristes et les résidents. Gavin Barwell, son nouveau directeur de cabinet et ancien ministre du logement, est accusé par la presse de s'être assis sur un rapport vieux de plusieurs années sur le risque d'incendie dans des immeubles tels que la tour Grenfell.

"A l'heure actuelle, la population veut des réponses et c'est tout à fait juste, c'est la raison pour laquelle j'ordonne aujourd'hui l'ouverture d'une enquête officielle exhaustive sur cette catastrophe", a-t-elle dit. "Cela va être un processus lent et minutieux", a-t-il ajouté.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, agrenfell lui appelé à ce que l'enquête aille vite, avec de premières conclusions "à l'été". " Combien d'enfants sont morts?" Le nom d'une première victime a été rendu public: celui d'un réfugié syrien, Mohammed Alhajali, âgé de 23 ans. "Elle était sur Facebook et disait qu'elle était incapable de sortir son appartement, la fumée étant trop épaisse", explique Nicola Green, un ami de la victime.

Le sinistre, qui vient frapper un pays déjà endeuillé par plusieurs attentats, a aussi entraîné un vaste élan de solidarité: plus d'un million de livres ont été récoltées jeudi en faveur des victimes, tandis que les dons de vêtements et de nourriture affluaient. "Il y avait aussi des questions sur les éclairages et j'ai entendu que certaines alarmes incendie n'ont pas fonctionné, ce qui ne m'étonne pas". "Mais ici vit la classe ouvrière, des gens d'origines différentes, auxquels on ne prête pas attention", dénonce-t-il.

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