Trois individus placés en garde à vue — Affaire Grégory

15 Juin, 2017, 01:16 | Auteur: Lynn Cook
  • Trois individus placés en garde à vue — Affaire Grégory

Mais cette affaire invraisemblable, que l'on croyait pourtant oubliée, revient brutalement à la une des actualités ce mercredi, comme rapporte l'Est Républicain. LCI revient sur les membres de la famille Jacob, Laroche et Villemin. Ces deux personnes figureraient dans le dossier et seraient bien connues des enquêteurs. Selon Le Républicain lorrain, aux alentours de 8 heures mercredi matin, les gendarmes se sont rendus dans un village près des Bruyères pour interpeller puis placer en garde à vue un couple de septuagénaires.

Monique, la grand-mère du petit garçon retrouvé mort noyé pieds et poings liés dans la Vologne le 16 octobre 1984, est également entendue, en audition libre, son état de santé ne permettant pas la garde à vue.

Ces interpellations relancent une affaire considérée comme l'un des plus spectaculaires naufrages judiciaires et médiatiques du siècle dernier. Dans cette affaire, le soupçon devient un poison. Et si, tant d'années après les faits, l'enquête pouvait enfin avancer? Un crime pour lequel il a été condamné à 5 ans d'emprisonnement le 16 décembre 1993.

Le 5 juillet 1985, Christine, désignée comme possible corbeau par des graphologues, est inculpée. Il sera libéré quelques jours après, ayant purgé l'essentiel de sa peine en détention préventive, de mars 1985 à décembre 1987. Plusieurs dizaines de suspects avaient alors dû faire des dictées, sans succès.

Le 3 décembre 2008, la cour d'appel de Dijon, saisie par les époux Villemin, ordonne la réouverture de l'enquête pour une nouvelle recherche d'ADN. Il s'agirait de l'oncle et de la tante du père du petit Grégory, Jean-Marie Villemin, ainsi qu'une belle-sœur de ce dernier. Les gendarmes avaient notamment évoqué la piste de la jalousie envers la réussite professionnelle et familiale de son cousin pour expliquer le geste présumé de Bernard Laroche. Il s'agissait alors de se servir des progrès de la science pour tenter de retrouver des empreintes génétiques sur les pièces à conviction (vêtements, cordelettes...) conservées depuis 1984.

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L'affaire n'a jamais été prescrite, alors qu'à l'époque des faits les délais étaient de 10 ans, car une suite d'actes judiciaires a permis de prolonger les délais jusque-là.

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