Une semaine après le début du blocus, le Qatar ne fléchit pas

14 Juin, 2017, 05:57 | Auteur: Lynn Cook
  • Une semaine après le début du blocus, le Qatar ne fléchit pas

Le ministre koweïtien des Affaires étrangères a annoncé dimanche que son pays poursuivrait ses efforts pour résoudre la crise autour du Qatar qui est prêt, selon lui, à "adhérer aux efforts" pour renforcer la sécurité au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

"Nous sommes favorables à la résolution de tout désaccord par (.) le dialogue" car "nous ne pouvons pas nous satisfaire d'une situation où les relations entre nos partenaires se détériorent", a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

L'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, a entrepris une médiation aussitôt après que l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn, ainsi que l'Egypte, ont rompu lundi dernier leurs relations diplomatiques avec le Qatar qu'ils accusent de "soutenir le terrorisme".

Cette rupture s'accompagne de mesures économiques, comme la fermeture des liaisons aériennes et maritimes avec le Qatar et de la seule frontière terrestre de l'émirat, ainsi que des interdictions de survol et des restrictions aux déplacements des personnes.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a pour sa part appelé vendredi Ryad et ses alliés à alléger le blocus qui "a des conséquences humanitaires". 'Nous constatons un manque de nourriture, des familles sont séparées de force et des enfants sont retirés de l'école.

Depuis le début de la crise, les Etats-Unis, qui disposent au Qatar d'une base militaire cruciale dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), ont soufflé le chaud et le froid, mais vendredi le président Donald Trump a exhorté Doha à arrêter "immédiatement" de financer "le terrorisme". Les relations entre l'État qatari et ses voisins étant déjà très tendues, ces derniers jours, ce nouveau rebondissement montre à quel point Doha est impliqué dans le financement du terrorisme.

Le Qatar est "lassé" d'être accusé de soutenir les Frères musulmans, s'est ainsi défendu le ministre, expliquant que Doha ne traite qu'avec les gouvernements.

En attendant, Doha peut compter sur le soutien affirmé de la Turquie. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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