Le régulateur de l'assurance ne se prononcera pas — Ferrand

14 Juin, 2017, 04:43 | Auteur: Sandy Vega

"Un gouvernement doit gouverner, la presse doit faire son travail et ensuite une justice indépendante en France fait son travail".

Plusieurs sociétés et personnes sont concernés par les informations sur le ministre de la cohésion des territoires. "Je suis dans une autre fonction et on essaie, en quelque sorte, de mettre en contradiction des faits et une époque avec une autre fonction et une autre époque", a rétorqué Richard Ferrand, ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne, accusé d'avoir favorisé sa compagne lors d'une transaction immobilière.

Selon cet hebdomadaire et Le Monde, Françoise Coustal a pu pour sa part bénéficier de contrats d'aménagement de locaux des Mutuelles de Bretagne après le divorce du couple en 1994.

Et pour cause: après son élection comme député, en 2012, c'est une proche collaboratrice de Richard Ferrand qui lui a succédé à la tête des Mutuelles de Bretagne.

Pour Richard Ferrand, joint également, "il n'y a pas de conflit d'intérêts" Mais l'avocat insiste: "Le dossier mériterait au moins des investigations complémentaires".

Il justifie par ailleurs l'emploi de son fils pendant quatre mois pour un salaire mensuel de 1.266,16 euros nets par la nécessité de remplacer au pied levé son assistant Hervé Clabon, le compagnon de Joëlle Salaün. "Si ce gouvernement veut encore avoir la moindre crédibilité pour porter un projet de loi de moralisation de la vie publique, il ferait mieux de faire démissionner M. Ferrand ", a jugé sur Europe 1 le vice-président du Front national Florian Philippot, pour qui le ministre est devenu un " boulet ". La deuxième règle demandée aux ministres de son gouvernement, "c'est d'être exemplaire dans leur attitude de ministre, et être exemplaire y compris dans leur vie privée", a ajouté Édouard Philippe, selon qui cette exemplarité "sera respectée strictement".

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, dans la tourmente des accusations du Monde et du Canard Enchaîné, a assuré qu'il ne quitterait pas ses fonctions. Toutefois, après étude des éléments transmis, aucune des deux autorités sollicitées n'a décidé d'ouvrir d'enquête préliminaire, ouvrant la porte à de nombreuses critiques de personnalités politiques considérant, en substance, que M. Ferrand jouissait de " protections " dont n'avait nullement bénéficié M. Fillon.

Cette opération a priori légale ne fait l'objet d'aucune enquête mais a fait naître un soupçon de favoritisme.

Mais à David Pujadas qui lui a demandé si Richard Ferrand serait entré au gouvernement s'il avait su qu'il avait embauché son fils à l'Assemblée, le Premier ministre a tout de même répondu que oui, car "ce n'est pas illégal".

"Ça sent la carabistouille cette affaire", grince de son côté le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, estimant qu'elle est "une excellente vitrine du macronisme réel", pris "la main dans le pot".

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