Donald Trump tweete et accuse l'ex-chef du FBI de "lâcheté"

14 Juin, 2017, 04:56 | Auteur: Aubrey Nash
  • Liens avec la Russie : les

L'ancien patron du Federal Bureau of Investigation (FBI), l'agence américaine de renseignement, limogé il y a quelques semaines, était hier devant la Commission du renseignement du Sénat pour s'expliquer sur ses différents entretiens avec le président américain.

Le feuilleton Trump-Comey connaitra un épisode important aujourd'hui avec le témoignage de l'ex-Président du FBI devant le Congrès pour savoir si le Président des Etats-Unis a commis une obstruction à la justice.

Selon MSNBC, Daniel Richman "va transmettre au FBI toutes les notes de Comey qu'il a en sa possession".

Pourtant, entre les lignes, Comey a tiré à boulet rouges sur Donald Trump, le décrivant comme un homme instable, peu fiable, n'hésitant pas à recourir à l'intimidation. Dans ces écrits, M. Comey décrivait sa gêne face aux requêtes "dérangeantes" du président, qui lui aurait dit "espérer" qu'il "abandonne" l'enquête sur un proche, l'ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, soupçonné de mensonges relatifs à ses discussions avec l'ambassadeur russe.

La communauté américaine du renseignement est convaincue que la Russie a tenté d'influencer le résultat de l'élection présidentielle de novembre afin de faciliter la victoire de Trump, jugé par Moscou plus favorable aux intérêts russes.

"J'appelle la commission à organiser une audition ouverte avec le ministre de la Justice afin que les Américains puissent entendre directement ce qu'il a à dire sur des connexions avec les Russes et sur les abus de pouvoir du président", a écrit le démocrate Ron Wyden.

Donald Trump, avec ce mot, a paru reprendre l'argumentation de son avocat Marc Kasowitz qui a critiqué jeudi soir le fait que James Comey ait révélé le contenu de conversations privées entre lui et le président. Les défenseurs de la Maison Blanche retiennent en premier lieu l'admission par l'ancien premier flic des Etats-Unis qu'il avait fait fuiter à la presse en mai, via un ami, les notes dans lesquelles il avait consigné certains rendez-vous en tête à tête avec Donald Trump. "Trump et Comey étaient selon lui occupés à discuter".

En août 2016, quand la campagne Trump a annoncé l'embauche de Steve Bannon comme directeur, M. Trump a déclaré, par voie de communiqué, "Je connais Steve (...) depuis plusieurs années".

En attendant d'éventuelles suites, le président lui-même et son entourage ont donc décidé d'attaquer ce professionnel respecté, qui navigue depuis trois décennies dans les hauts cercles politico-judiciaires américains, sur son manque de courage présumé. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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