Première rencontre Trump-Macron

04 Juin, 2017, 10:38 | Auteur: Lynn Cook

La poignée de main avec Emmanuel Macron a été encore plus soutenue que la précédente, au point d'amuser les autres chefs d'État.

Il s'agit de la première rencontre entre les deux dirigeants qui font tous deux leurs premiers pas sur la scène internationale cette semaine, à l'Otan et au sommet du G7, qui se tiendra vendredi et samedi en Sicile.

Ce n'est qu'après qu'Emmanuel Macron a consenti à tendre la main à Donald Trump, qui n'a pas manqué de la saisir avec toute la vigueur qu'on lui connaît.

Avant de se rendre à l'Otan, M. Trump a rencontré jeudi matin le président du Conseil européen, Donald Tusk, et celui de la Commission, Jean-Claude Juncker, dans le quartier européen de Bruxelles.

Le président américain s'est cette fois agrippé -il l'avait déjà fait peu avant avec le Premier ministre belge comme le rapporte le Huffington post- au français en lui tirant ostensiblement le bras.

"La plus grande tâche aujourd'hui est la consolidation du monde libre tout entier autour de ces valeurs, et pas seulement d'intérêts", a plaidé le président du Conseil. Quelques instants avant, devant l'ambassade des États-Unis à Bruxelles, qui accueillait leur rencontre, Donald Trump, accompagné de son épouse Melania avait loué devant la presse la "formidable victoire" du locataire de l'Élysée.

Le président américain s'est plus tard ravisé en félicitant récemment les Européens pour leur gestion du départ programmé du Royaume-Uni. Ce contact direct et personnel est toujours capital dans les relations diplomatiques entre chefs d'État, au-delà des positions politiques. "Une poignée de main tout à fait normale entre deux hommes", ironise ce journaliste de Buzzfeed. Mais chacun dans son style, peut se vanter d'avoir fait turbuler "le système"...

Le président de la République Emmanuel Macron a demandé aux États-Unis d'éviter toute "décision précipitée" sur l'accord de Paris sur le climat.

" Ils se sont serré la main furieusement - Trump essayait d'extirper sa main et Macron s'accrochait".

L'application de l'accord de Paris, conclu en décembre 2015 après d'âpres négociations - a été remise en question par le président américain qui a promis pendant la campagne présidentielle de "l'annuler" avant de se raviser. "Notre responsabilité collective, c'est de maintenir le caractère mondial de cet engagement qui fut une première", a-t-il insisté.

EUROPE Pour sa première visite officielle à Bruxelles, le président des États-Unis a multiplié les déclarations au sujet de l'Europe...

Recommande: