La Russie et la Chine s'engagent à respecter l'accord de Paris — Climat

04 Juin, 2017, 11:41 | Auteur: Lynn Cook

En opposition au président américain qui affiche sa volonté de soutenir les énergies fossiles au nom de la défense de l'emploi, les Européens, mais aussi le Brésil ou la Nouvelle-Zélande, ont réaffirmé leur conviction que la transition énergétique était un facteur de croissance.

La Chine et les Etats-Unis et son ancien président Barack Obama, soit les deux plus gros pollueurs de la planète, avaient ouvert la voie avant la signature de l'accord par plus de 190 pays. La maire de Paris avait également posé avec "Mickey et Minnie" pour répondre à "Donald et Jim".

Le scénario n'est pas irréaliste, considérant le nombre élevé de climatosceptiques placés à des postes-clefs de l'administration américaine et qui n'ont eu de cesse de dénigrer, ces derniers mois, les politiques de réduction des gaz à effet de serre (GES) ou les budgets investis dans les recherches sur le climat. Avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui dirige depuis décembre 2016 la coalition de villes du C40 - créée en 2005, elle rassemble 81 des plus grandes villes du monde, représentant 49 pays différents -, et lui, nous avons discuté pour voir comment des organisations privées américaines et des gouvernements pouvaient travailler ensemble. "Nous allons les aider", a-t-elle indiqué, en notant que douze grandes villes américaines, dont New York, Los Angeles et San Francisco, appartenaient au C40.

Emmanuel Macron a réagi ce jeudi soir à la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris. Maintenant, plus que jamais auparavant, nous devons être déterminés à résoudre ce problème et à remettre en question les décisions de nos leaders qui ne croient pas aux faits scientifiques ou aux preuves empiriques.

Autre réaction, celle du secrétaire général des Nations unies.

Il a prononcé une seconde allocution en anglais à l'adresse des Américains, lançant dans une paraphrase du slogan de campagne de Donald Trump, "Make America great again": "Make our planet great again".

Le retrait américain de cet accord pourrait "dans le pire des scénarios" se traduire par une augmentation supplémentaire de 0,3 degré de la température du globe au cours du 21ème siècle, a estimé vendredi l'ONU. "Quitter Paris n'est pas bon pour l'Amérique et le monde" a tweeté Elon Musk.

Concrètement, le 45e président des Etats-Unis peut invoquer l'article 28 de l'accord de Paris, qui permet aux signataires d'en sortir, mais, en raison de la procédure prévue, cette sortie ne deviendra effective qu'en 2020. L'annonce de Donald Trump, qui a provoqué la colère de nombreuses personnalités internationales, était au coeur de cette rencontre -le milliardaire portait d'ailleurs une cravate verte, couleur que la Tour Eiffel avait prise pour réaffirmer l'engagement de la France envers l'accord de Paris.

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