Climat : les contre-vérités de Donald Trump

04 Juin, 2017, 12:08 | Auteur: Lynn Cook
  • Consensus scientifique autour du réchauffement climatique

En France, Mathieu Kassovitz à l'affiche de la série "Le bureau des légendes" a également relayé le message d'Emmanuel Macron, qui souhaite renforcer les ambitions contre la lutte pour le réchauffement climatique. Les trois gouverneurs démocrates de New York, Washington et de Californie ont émis leur intention de former "une alliance pour le climat", afin de contrer la décision de Donald Trump de sortir de l'accord de Paris sur le climat.

Trump, qui a un temps assimilé le réchauffement climatique à un "canular", a annoncé en outre que son administration débuterait des négociations pour revenir dans l'Accord de Paris ou pour obtenir un nouvel accord "en des termes qui soient équitables pour les Etats-Unis, leurs entreprises, leurs salariés, leur population, leurs contribuables".

Plusieurs dizaines de villes et d'Etats américains ont immédiatement organisé la résistance après la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat.

Séparément, la Première ministre britannique Theresa May a dit au président sa "déception", un sentiment partagé outre-Atlantique par le Premier ministre canadien Justin Trudeau. L'annonce du président américain a provoqué une onde de choc à travers le monde.

"L'UE et la Chine joignent leurs forces pour mettre en oeuvre l'accord de Paris et accélérer la transition globale vers les énergies propres", a déclaré jeudi Miguel Arias Canete, le commissaire européen à l'Energie, à l'occasion d'un sommet UE-Chine. Dans une lettre ouverte, 25 entreprises américaines, dont Apple, Facebook, Google et Microsoft, avaient acheté des pleines pages de publicité dans The New York Times, The Wall Street Journal et le New York Post pour demander au président américain de rester dans l'accord de Paris.

Car la vidéo de son speech publiée sur son compte Twitter a été vue plus d'un million de fois et a tourné en boucle aux États-Unis sur les chaînes d'info. "Les leaders ne quittent pas la table, ils y restent", a-t-il lancé sur la chaîne d'informations financières CNBC.

Il ne cite pas des statistiques, plus anciennes, du Bureau national des statistiques (BEA) qui évaluait en 2013 à près de 3,5 millions le nombre d'emplois "verts" dans l'économie américaine. "Le processus ne prendra donc fin que le 4 novembre 2020, soit au lendemain de la prochaine présidentielle américaine".

Le retrait américain de cet accord pourrait, "dans le pire des scénarios", se traduire par une augmentation supplémentaire de 0,3 degré de la température du globe au cours du XXIe siècle, a estimé l'ONU.

"Les Etats-Unis rejoignent la Syrie, le Nicaragua et la Russie, en décidant de ne pas participer à l'accord mondial de Paris". La Chine et les États-Unis, les deux plus grands pollueurs de la planète en la matière, l'ont ratifié ensemble au début du mois de septembre dernier.

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