Accord de Paris: difficile de le quitter, plus facile de l'ignorer

04 Juin, 2017, 12:01 | Auteur: Lynn Cook

La République du Congo, signataire de l'Accord de Paris, principalement en sa qualité de membre de la Commission des Forêts d'Afrique Centrale, mais également comme gestionnaire des forêts du Bassin du Congo, deuxième poumon écologique du monde, regrette cette décision. Emmanuel Macron a de son côté fermé la porte a une renégociation de l'accord.

Cette allocution en anglais n'apparaît pas ce matin comme une concession à la langue du puissant, mais comme une manière de s'adresser directement aux Américains par-dessus la mèche de leur président, avec cet appel explicite aux chercheurs et aux entrepreneurs à rejoindre la France pour travailler à la lutte contre le réchauffement climatique.

Berlin, Paris et Rome disent regretter la décision des Américains et affirment être fermement convaincus que l'accord ne peut pas être renégocié. Il a donc assuré que Washington cessait le jour même d'appliquer l'accord de Paris.

Le président de l'Association mondiale du charbon (WCA), Benjamin Sporton, a confié à Reuters des sentiments mitigés quant à l'annonce de Trump et s'est dit impatient de voir une politique américaine octroyant une place au charbon dans le mix énergétique mondial.

Avec son homologue russe Vladimir Poutine, Emmanuel Macron a su choisir le bon cadre - Versailles - et prononcer les mots précis pour exprimer à la fois son mécontentement sur certains sujets et sa volonté de coopérer sur d'autres, avec une assurance notable visible dans son langage corporel. L'Union européenne et la Chine vont continuer à agir. A l'unisson avec l'Allemagne et l'Italie, il a martelé que l'accord de Paris n'est pas renégociable.

Au Forum économique de Saint-Pétersbourg le 2 juin, le président russe s'est vu poser une question sur la sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat. En retirant les Etats-Unis de l'Accord de Paris, le Président Trump commet aujourd'hui une erreur aux conséquences dramatiques fatales.

De l'industrie pétrolière à l'automobile, plusieurs multinationales américaines ont exprimé leur déception après le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris et leur détermination à poursuivre leurs efforts pour réduire les émissions de CO2. Ensuite, il y a un préavis d'un an avant de pouvoir réellement sortir de l'accord.

La mairie de Paris a été prompte à réagir en illuminant de vert l'hôtel de Ville pour "affirmer le soutien du peuple parisien à l'Accord de Paris".

Pendant la campagne présidentielle, Donald Trump, qui doute de la responsabilité humaine dans le changement climatique, a promis de retirer les Etats-Unis d'un accord qui aurait selon lui détruit des emplois, freiné la croissance et coûté plus de mille milliards de dollars sans fournir de bénéfice tangible.