Trump renonce pour l'instant à déménager l'ambassade américaine à Jérusalem

02 Juin, 2017, 00:50 | Auteur: Lynn Cook
  • Déménager ou non l'ambassade en Israël Trump face à l'échéance

Malgré sa promesse de campagne, Donald Trump a tranché: il n'installera pas pour l'instant l'ambassade des États-Unis à Jérusalem, le président américain invoquant l'espoir d'un accord de paix avec les Palestiniens.

Depuis la fin des années 1990, les présidents américains successifs ont signé tous les six mois cette clause.

"Le président Trump a pris cette décision pour maximiser les chances de négocier avec succès un accord entre Israël et les Palestiniens", a expliqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Après avoir soufflé le chaud et le froid sur ses intentions réelles sur le conflit israélo-palestinien, Donald Trump a finalement repoussé une décision qui aurait pu froisser les Palestiniens, qui ont plusieurs fois mis en garde contre le risque d'une explosion de violence en cas de déménagement.

L'ambassade américaine en Israël ne sera pas déménagée dans l'immédiat de Tel-Aviv à Jérusalem.

La communauté internationale n'a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël si bien que les ambassades sont installées à Tel-Aviv.

"En 1995, le Congrès américain a toutefois adopté le Jerusalem Embassy Act appelant les Etats-Unis à déménager l'ambassade". La dernière fois que la clause fut activée, ce fut en décembre par le président démocrate Barack Obama, un mois avant de céder le bail de la Maison Blanche au républicain Donald Trump.

Même adjectif choisi sur Twitter par le lobby américain pro-israélien plutôt classé à droite, l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee).

Cette décision représente un revers pour les Israéliens privilégiant la ligne dure ainsi que leurs alliés américains, lesquels pressent depuis longtemps les États-Unis et d'autres pays de déménager leur ambassade à Jérusalem. Les Palestiniens ont salué cette décision comme un "pas positif et important" qui "renforce les chances de parvenir à la paix", selon le porte-parole de la présidence palestinienne Nabil Abou Roudeina. L'organisation juive américaine de gauche J Street a aussi salué le fait que Donald Trump "a décidé de poursuivre la politique prudente de ses prédécesseurs". Si Israël considère la Ville sainte comme sa capitale "éternelle et réunifiée", les Palestiniens estiment au contraire que Jérusalem-Est doit être la capitale de l'État auquel ils aspirent.

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