Un candidat En Marche qualifie l'homosexualité "d'abomination", Delevoye condamne — Législatives

01 Juin, 2017, 01:41 | Auteur: Lynn Cook
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Les erreurs de casting se multiplient.

Problème de casting chez La République en marche.

Dans la même émission, Olivier Serva se lance dans une démonstration pour affirmer que, si les jeunes homosexuels se suicident plus que les autres, c'est parce que "la construction mentale d'un jeune est fragilisée lorsqu'il n'a pas l'ancrage d'un homme et d'une femme".

"Pour moi être tolérant ce n'est pas accepter l'intolérable". Celui qui est vice-président du conseil régional de la Guadeloupe, et proche d'Harry Chalus, l'un des porte-paroles de Macron durant la présidentielle, cite ensuite la Bible: "Il est écrit que quand un homme couche avec un homme, ou qu'une femme couche avec une femme, c'est une abomination". Dans le cadre d'un débat sur le mariage pour tous, Olivier Serva a qualifié l'homosexualité "d'abomination" et de "péché", comme le révèle le site Street Press.

"L'homosexualité est un choix, une préférence sexuelle qui est de l'ordre privé", a-t-il déclaré.

Ces propos, qui peuvent tomber sous le coup de la loi, sont en totale contradiction avec les valeurs portées par Emmanuel Macron et son mouvement. Pour autant, Olivier Serva pourrait conserver son investiture "s'il récuse ses propos" qui "datent de 2012", a assuré au "Figaro" Jean-Paul Delevoye, président de la Commission nationale d'investiture d'En Marche! "Si c'est le cas, sa candidature sera maintenue".

Contacté par franceinfo, Olivier Serva est un peu embarassé par cette archive.

PROPOS Contacté, le service de presse de LREM n'était pas au courant des propos de son candidat... "Ces propos sont sortis de leur contexte". Selon lui "la société guadeloupéenne n'est pas prête" pour le Mariage pour tous. À l'époque, j'avais fait valoir mes convictions.

"Il n'est pas question qu'en catimini, quelques lobbys parisiens influent sur les députés [.] pour faire passer une loi que nous ne voulons pas", a-t-il conclu. Présentant des excuses à ceux qu'il aurait offensé, le candidat aux législatives dévoile un argument imparable: "Je n'ai jamais été homophobe, j'ai beaucoup d'amis homosexuels".

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