Retailleau (LR) appelle à ce que "l'Etat rouvre le dossier" — STX France

01 Juin, 2017, 00:23 | Auteur: Jonathan Ford

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, issu de LR, est prié de renégocier cet accord, qui confiait la majorité du capital des chantiers à Fincantieri et un autre actionnaire italien, Fondazione CR Trieste.

La répartition à laquelle le gouvernement français avait donné son accord en avril prévoyait que Fincantieri reprenne, dans un premier temps, 48% du capital des chantiers navals, et doive rester minoritaire pendant 8 ans avant, à terme, d'atteindre une part de 66,6%. Le français DCNS fait également partie du tour de table (12 à 13%), tandis que l'Etat français conserve 33,3% du capital des chantiers.

Ce schéma inquiétait les syndicats et les élus locaux, pour qui Fincantieri serait de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien et risquait de vouloir privilégier ses propres chantiers italiens.

C'est un invité de marque pour la livraison du nouveau géant des mers de MSC Croisières. "Ce faisant, vous avez montré ce visage que je veux voir pour l'industrie française, celui de la responsabilité partagée". "Remettre en cause une décision longuement mûrie par le précédent gouvernement, et donner un rôle charnière aux clients, c'est bizarre, non?". Emmanuel Macron veut que ce "nouvel actionnariat" puisse "garantir la pérennité des emplois" et la "souveraineté industrielle" du site.

L'accord sur le projet de reprise, qui a reçu un avis négatif du comité d'entreprise, peut être dénoncé dans les soixante jours qui suivent sa conclusion. Le président du croisiériste, Pierfrancesco Vago, a déclaré mercredi avoir signé une lettre d'intention.

Fincantieri, qui emploie 19.200 personnes dans le monde, était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté, STX Offshore and Shipbuilding.

Il est présenté aujourd'hui, par la direction, comme un facteur décisif dans l'obtention des derniers contrats: le carnet de commandes de l'entreprise est désormais plein "jusqu'en 2026", a souligné le chef de l'Etat lors d'une visite sur les chantiers navals. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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