"Oui, je suis un homme honnête" — Richard Ferrand

01 Juin, 2017, 03:08 | Auteur: Lynn Cook

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, visé par des soupçons de favoritisme mais toujours soutenu par l'exécutif, a une nouvelle fois exclu mercredi de démissionner, martelant qu'il n'est "pas mis en cause par la justice". "Est-ce que je suis un homme honnête?"

Le Premier ministre Edouard Philippe fait face à la première épreuve politique du gouvernement avec cette affaire de Richard Ferrand. Le nom de Richard Ferrand apparaît même sur le compromis de vente des locaux, une bizarrerie que le ministre a justifiée sur France Inter. 73% des personnes interrogées juges que les faits reprochés à Richard Ferrand sont graves.

Édouard Philippe va-t-il pouvoir tenir?

Le ministre devrait donc rester en poste. Mais une association anticorruption a annoncé ce mercredi qu'elle portait plainte contre Richard Ferrand. PourFerrand, ministre de la Cohésion des territoires, tout a commencé par des révélations du Canard enchaîné, qui renforce son statut de guillotine de la presse française. "Si, du moins, La République en Marche recueillait une majorité de députés". La présidence de l'Assemblée lui était donc réservée.

"Ca n'enclenche rien sur le plan légal, j'ai fourni toutes les pièces", a-t-il insisté.

Le chef de l'Etat a souligné que 'dans une société démocratique chacun doit être à sa place', ajoutant, par la voix de M. Castaner, que 'les choses ne vont pas forcément bien quand la presse devient juge'.

Le président de la République a tenu en Conseil des ministres à "appeler à la solidarité, la responsabilité", a rapporté le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Le député du Finistère est dans la tempête depuis une semaine et les premières révélations du Canard enchaîné concernant une location immobilière des Mutuelles de Bretagne impliquant sa compagne. "Il est normal que des comptes puissent être demandés, il faut être lucide". "En 2010, le 23 décembre, ma compagne était en vacances, il fallait bloquer l'affaire". "Oui, après avoir parfaitement compris et avoir parfaitement conscience de l'exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement devant ces mises en cause successives qui leur donnent l'impression que les élus qu'ils désignent ne seraient pas aussi droits que ce qu'ils peuvent attendre", a-t-il expliqué sur France2.

Autre volet de l'affaire, d'autant plus embarrassant qu'il évoque l'affaire Fillon: l'emploi de son fils en tant qu'assistant parlementaire.

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