L214 épingle un élevage de poules en Vendée — Maltraitance animale

01 Juin, 2017, 00:21 | Auteur: Lynn Cook
  • La Confédération paysanne veut que les éleveurs soient aidés pour

Les accusations de maltraitance et de négligence "ne sont pas fondées", a déclaré mardi à l'AFP le directeur des Oeufs Geslin, dont une exploitation de poules en batterie est mise en cause par l'association de défense des animaux L214. Elle a dévoilé ce matin des images choquantes d'un élevage en Vendée.

Novembre 2013: gavage des canards - L214 publie une vidéo montrant des canards dans des cages individuelles, ne pouvant quasiment pas bouger, et dénonce les conditions de gavage dans des fermes sous contrat avec la société Ernest Soulard. Certaines poules, gravement blessées, présentent un cloaque infecté et purulent. Les poules malades ou mourantes ne reçoivent aucun soin.

Au milieu de poules encore en vie, des cadavres bloquent la circulation des œufs. Depuis 2012, l'utilisation de cages "non aménagées " est interdite selon les normes définies par la Commission Européenne. Cette réglementation impose un espace de 750cm2 par poule, comprenant un nid, un perchoir, ainsi qu'une aire de picotage et de grattage.

Dans la matinée, Lustucru frais, société du groupe Panzani et client d'Oeufs Geslin, a annoncé son intention de "réaliser immédiatement un audit sur les conditions d'élevage de la société Geslin", confié à la société Bureau Veritas et de "suspendre tout approvisionnement auprès des oeufs Geslin dans l'attente des résultats" de cet audit. On ne peut pas amalgamer la négligence à une pathologie d'élevage, parce qu'on n'est pas dans de la négligence de suivi. L214 va porter plainte ce mardi contre l'élevage et demande à Panzani de stopper son approvisionnement provenant de n'importe quel élevage de poules en batterie.

Les conditions sanitaires de cet élevage filmé par L214 "ne reflètent en rien " les pratiques des éleveurs français, a réagi l'interprofession de l'oeuf (CNPO), qui juge cette situation "inadmissible ". En 2015, 32 millions des 47 millions de poules pondeuses élevées en France étaient toujours en cage, selon les chiffres cités par Les Echos. Cette provenance est indiquée par la présence d'un numéro entre 0 et 3. Quant à la filière française des poules pondeuses, elle s'est engagée à faire baisser l'élevage en cage avec 50% d'élevage bio ou en plein air d'ici 2022.

Pour Brigitte Gothière l'élevage en cage doit tout simplement cesser.