Outre Sarnez, Hortefeux et Lavrilleux concernés par l'enquête — Assistants d'eurodéputés

31 Mai, 2017, 07:43 | Auteur: Lynn Cook
  • Richard Ferrand attendu à Deauville ce lundi 29 mai

Parmi les noms des eurodéputés soupçonnés et qui interpellent figurent des élus LR tel que Brice Hortefeux et Jérôme Lavrilleux.

Les collaborateurs parlementaires des élus français n'ont jamais autant intéressé la justice.

L'eurodéputée a expliqué s'être intéressée au sujet suite à une demande du vice-président du FN Florian Philippot, dont elle est la principale lieutenante interne: "J'ai mené mon enquête avec mon assistant accrédité Antoine Chudzik, nous avons épluché toutes les fiches des autres collègues au Parlement européen et nous nous sommes aperçus que bon nombre de députés français au Parlement européen avaient aussi des assistants qui avaient des fonctions dans les appareils ou qui étaient membres des organigrammes de campagne électorale". La liste des parlementaires européens avait été transmise à la justice dès le 14 mars par le Front national, qui fait lui-même face à une enquête sur ses assistants parlementaires à Bruxelles.

La ministre chargée des Affaires européennes a annoncé mardi qu'elle portait plainte contre la députée FN Sophie Montel pour dénonciation calomnieuse. Au-delà de la nouvelle ministre des Affaires européennes, on trouve dix-huit personnalités issues de huit formations politiques. A l'UDI, sont concernés Jean Arthuis (qui roule désormais pour En Marche!) et Dominique Riquet. Yannick Jadot et Michèle Rivasi, tous deux eurodéputés EELV sont également cités, tout comme Patrick Le Hyaric du Front de Gauche et Virginie Rozière du Parti Radical de Gauche. L'élue du MoDem, proche du ministre de la Justice François Bayrou, a immédiatement démenti dans un communiqué toute irrégularité dans l'emploi d'une assistante payée par le Parlement européen.

L'ex-ministre a alors déclaré: "Tout est clair, le travail a été effectué et le Parlement européen informé".

"Brice Hortefeux aurait engagé comme assistante parlementaire une conseillère municipale de Clermont-Ferrand et de la communauté urbaine de Clermont-Auvergne Métropole".

De son côté, Jérôme Lavrilleux a souligné que "tout est en règle avec le Parlement européen, rien n'empêche un attaché parlementaire d'être élu".

Reproche identique pour Jérôme Lavrilleux, déjà mis en examen dans l'affaire Bygmalion, qui compte parmi ses assistants parlementaires un conseiller municipal LR de Feurs, une commune de la Loire. Le collaborateur visé met en avant une lettre du Parlement européen qui l'autorise à exercer son mandat d'élu local: "J'ai le plaisir de vous informer que je vous autorise à exercer le mandat susmentionné, tout en continuant à exercer votre activité au Parlement européen comme auparavant, et à utiliser vos congés annuels, si besoin, en conformité avec l'article 15, paragraphe 1, points b/ et d/ du statut", écrit Klaus Welle, le secrétaire général du Parlement européen.

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