"Trump a mis la pressions aux Israéliens et aux Palestiniens" — Tillerson

27 Mai, 2017, 01:04 | Auteur: Lynn Cook

Les dernières négociations de paix, sous les auspices des États-Unis, ont capoté en 2014.

"Ces deux jours n'avaient rien de politique, nous en retenons que la politique américaine reste ce qu'elle était", dit-il.

Tillerson a également confié que Trump avait été "très énergique" dans son message adressé aux deux parties, selon lequel un accord de paix les obligerait à faire des compromis difficiles. "Faire la paix, cependant, ne sera pas facile".

Le journal fait aussi état d'hommes d'affaires israéliens dont les jets privés se posent sur la piste d'Amman avant de redécoller quelques minutes plus tard en direction des pays du Golfe.

Donald Trump s'est gardé depuis son arrivée en Israël de toucher publiquement à des questions concrètes, comme la colonisation, la violence palestinienne ou le statut de Jérusalem. Pas un mot sur la colonisation israélienne en Cisjordanie.

Trump s'est entretenu avec M. Abbas au palais de Bethléem.

Mahmoud Abbas a, quant à lui, de nouveau plaidé pour la solution à deux Etats, impliquant la création d'un Etat palestinien indépendant, bien que Trump n'a pas évoqué cette solution.

Le président américain s'est ensuite recueilli devant le mur des Lamentations. "L'occupation et la paix ne peuvent pas coexister", a rappelé le diplomate palestinien Maged Bamya lundi, à RFI".

"Leurs proches et leurs avocats sont interdits de visite, Israël cache toutes les informations concernant leur état de santé", a affirmé Fedwa Barghouthi, l'épouse du leader de la grève Marwan Barghouthi, haut cadre du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas. "Mais ce sont des losers, n'oubliez jamais cela", a-t-il ajouté, proclamant une solidarité "absolue" avec le Royaume-Uni. Une solution que ce dernier n'a pas évoquée une seule fois lors de son séjour au Proche-Orient. Contrairement aux Israéliens, les Palestiniens ne misaient guère sur Donald Trump.

Après Israël et la Cisjordanie, Donald Trump est attendu en audience mercredi au Vatican, puis le lendemain en Belgique pour un sommet de l'Otan, avant d'achever sa tournée par le sommet du G7 en Sicile, les 26 et 27 mai. Pas de quoi hérisser le poil des Israéliens pour autant.

Il a promis de défendre Israël contre ses ennemis, le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais, l'Iran. Et les dirigeants iraniens appellent régulièrement à la destruction d'Israël. Pas avec Donald J. Trump! Pour le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, la confiance de l'administration Trump dans la possibilité de relancer un processus au point mort depuis des années est tirée de "l'environnement, les circonstances dans la région tout entière", et "c'est ce que le président essaie de mettre en avant durant ce voyage". Le ministre de l'Education Naftali Bennett saisit cette opportunité pour lui dire que le pays célèbre le cinquantième anniversaire de la prise de Jérusalem-Est et que le moment est venu de reconnaître tout Jérusalem comme la capitale d'Israël. Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale "indivisible" tandis que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

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