Première rencontre au sommet entre Emmanuel Macron et Donald Trump

27 Mai, 2017, 00:48 | Auteur: Ruben Ruiz

Enfin, au moment de la photo de famille, Donald Trump s'est également fait remarquer en poussant sans ménagement - afin de se placer au premier rang - le Premier ministre monténégrin Dusko Markovic, dont le pays s'apprête précisément à devenir le 29e membre de l'Otan.

En échange, les Européens ont espéré en vain un engagement ferme de Donald Trump sur l'article 5, la disposition du traité de l'OTAN sur la défense collective, qui énonce qu'une attaque contre un allié est une attaque contre tous. Donald Trump marchait d'un pas vif, en actionnaire majoritaire des lieux, écoutant à peine son interlocuteur, tandis que le Norvégien tentait de le suivre en dissertant tel un premier de classe.

"Il faut mettre un terme au terrorisme (.) ou alors l'horreur que vous avez vue à Manchester et tant d'autres endroits se poursuivront sans fin", a-t-il ajouté. "L'Otan du futur doit se concentrer sur le terrorisme et l'immigration et sur les menaces de la Russie sur les frontières Est et Sud de l'Otan".

Donald Trump a bousculé jeudi ses partenaires de l'OTAN en réclamant qu'ils paient leur écot.

Cette poignée de main était très attendue.

"Vous avez mené une campagne incroyable et remporté une formidable victoire", a déclaré Donald Trump, 70 ans, à son homologue de 39 ans. "Tous les deux sont des outsiders qui transcendent les barrières politiques traditionnelles", répond-on dans l'entourage du président américain interrogé sur les points communs entre eux. C'est avec ces mots, lus sur un texte déjà préparé - contrairement à ses habitudes - que le président américain a entamé, jeudi, son discours lors de l'inauguration du nouveau siège de l'Otan. Le président russe Vladimir Poutine, avec lequel l'OTAN entretient des relations glaciales mais que M. Trump admire, "sera ravi", selon le chercheur.

"Ceci est injuste pour les gens et contribuables" américains, a-t-il estimé, soulignant que 23 des 28 pays membres ne payaient "toujours pas ce qu'ils devraient". Si l'Otan a tardé à entrer dans la coalition, c'était notamment pour ne pas froisser les pays arabes qui y participent.

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'organisation, a annoncé cette participation, qui est une vieille revendication des États-Unis et du Royaume-Uni, à la veille de l'arrivée de Donald Trump à Bruxelles. Sitôt Trump à la Maison Blanche, le vice-président Mike Pence, en tournée en Europe en février, avait alors rassuré les alliés des États-Unis, qualifiant d'"inébranlable" le soutien de l'administration Trump à l'Otan et affirmant que les États-Unis demeuraient aux côtés de l'Europe même s'ils cherchent de nouveaux moyens de coopération avec la Russie.

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