Le parquet n'ouvrira pas d'enquête sur Richard Ferrand

27 Mai, 2017, 01:35 | Auteur: Sandy Vega

Le ministre a lui évoqué ce mercredi "un cadeau de bienvenue" sous forme de "dénonciations calomnieuses" après la révélation de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l'époque où il en était le directeur (de 1993 à 2012).

Cette ligne de défense intervient alors que le Parquet national financier a fait savoir qu'il n'entendait pas se saisir des révélations faîtes par le Canard Enchaîné, contrairement à ce qu'il avait fait dans le cadre du PenelopeGate.

Ces révélations ont suscité un début de polémique en France, où le président Macron a promis l'adoption rapide d'une loi de moralisation de la vie politique après une campagne présidentielle émaillée d'affaires mettant en cause la probité de certains candidats.

"Il n'y a pas de procédure juridictionnelle en cours, il n'y a donc pas une affaire, il y a un débat. Ce débat, il est politique, et il sera tranché par ceux qui sont les plus à même et les mieux à même de trancher les débats politiques, qui sont les électeurs et les citoyens français", a déclaré M. Philippe.

"En l'état, aucun des faits relatés n'est susceptible de relever d'une ou plusieurs qualifications pénales permettant d'ouvrir une enquête préliminaire", souligne-t-il dans un communiqué, après avoir "procédé à une analyse juridique" du dossier.

Le ministre de la Cohésion des territoires n'a "pas une seconde" songé à se retirer, a-t-il dit à des journalistes de BFM TV lors d'un déplacement dans le Finistère.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a ainsi déclaré sur Europe 1: "Ça tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet". Comme Marine Le Pen, son premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis a déjà réclamé la mise en retrait de Richard Ferrand.

Un prétexte idéal saisi par les macronistes pour pointer qu'en l'absence de répercussions judiciaires le ministre Richard Ferrand ne peut être inquiété.

Le premier secrétaire du Parti socialiste a craint que "cette affaire" devienne "l'affaire principale de cette élection". Il a poursuivi: "Ça meurtrit évidemment Richard qui est un homme d'une probité exceptionnelle (.), mais une chose est sûre, il n'y a rien d'illégal, il n'y a rien qui ne serait pas moral".

Chef de file des députés PS, Olivier Faure a demandé sur BFMTV-RMC des "règles claires" sur la moralisation de la vie publique, faute de quoi le gouvernement s'expose à un "nouveau feuilleton", "désastreux" pour sa crédibilité.

L'affaire "démontre encore plus clairement et encore plus fortement la nécessité d'avoir des règles d'une très grande clarté afin de pouvoir les respecter de façon extrêmement stricte", pour que les responsables publics ne se placent pas "dans des situations qui seraient légales mais contestées", a admis Edouard Philippe.

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