Le G7 face aux coups de butoir de Donald Trump

27 Mai, 2017, 00:53 | Auteur: Lynn Cook

Pour quatre d'entre eux, l'Américain Donald Trump, le Français Emmanuel Macron, la Britannique Theresa May et l'Italien Paolo Gentiloni, hôte du sommet, il s'agissait du premier G7 (dont les autres membres sont l'Allemagne, le Canada et le Japon).

La gestuelle était scrutée avec attention, notamment celle de Mme Merkel et de M. Trump, après des fuites dans la presse sur des propos tonitruants qu'aurait tenus le président américain.

Sur la Corée du Nord, le président américain a été plus clair.

Le sommet de Taormina est censé réaffirmer la cohésion de ses membres, notamment sur le terrorisme, après l'attentat meurtrier qui a fait 22 morts dont de nombreux enfants mardi à Manchester en Grande-Bretagne. Jusqu'à samedi les chefs d'Etats français, américain, chinois, japonais, allemand, du Royaume-Uni et d'Italie vont aborder différentes thématiques: relations internationales, sécurité, économie mondiale, innovation et développement en Afrique et également le climat.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, présent lors de la rencontre à Bruxelles au cours de laquelle Donald Trump avait critiqué la politique commerciale allemande, a invoqué lui un "problème de traduction" et affirmé que le président américain n'avait pas eu d'"approche agressive". Et d'ajouter: "Regardez les millions de voitures qu'ils vendent aux États-Unis".

C'est le cas du chef de l'État français Emmanuel Macron, du président américain Donald Trump et de la Première ministre britannique Theresa May.

Rome avait également souhaité que les dirigeants du G7 s'entendent sur une déclaration commune sur les migrations, mais a finalement renoncé pour se limiter à quelques lignes sur le sujet dans le communiqué final, selon des sources diplomatiques italiennes. Ces efforts semblent avoir eu un peu d'effet.

Le conseiller économique de Donald Trump, Gary Cohn, a fait savoir que "les vues (du président américain) évoluaient", mais, a-t-il aussitôt averti, "sa décision finale sera fondée sur ce qu'il y a de mieux pour les Etats-Unis". Que peut-on attendre de ces apprentis membres du G7, qui feront passer Justin Trudeau, dont c'est la deuxième participation, pour un vétéran?

Autre sujet de dissensions, le commerce international et le rôle d'arbitre de l'OMC, où les États-Unis veulent réviser leur position, tandis que Paris souhaite l'accord " le plus ambitieux possible sur la défense du système multilatéral ".

Sur la question des migrants, une des priorités de l'Italie, un compromis semblait cependant se dessiner ce vendredi, mettant en avant la nécessité d'une approche globale et non uniquement axée sur l'aspect sécuritaire, selon des sources diplomatiques italiennes.

Le G7 devrait aussi réaffirmer, dans une déclaration commune séparée, son engagement et sa fermeté dans la lutte contre le terrorisme islamiste.

Attendue sur ses relations avec la Russie, la Maison Blanche a clarifié sa position sur les sanctions contre Moscou dans la crise ukrainienne, en excluant de les alléger.

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