A l'Otan, Trump bouscule ses Alliés et refuse de s'engager

27 Mai, 2017, 01:36 | Auteur: Lynn Cook
  • Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg

Contrairement à l'impression glaciale laissée par la rencontre entre Donald Trump et la chancelière allemande Angela Merkel à la Maison Blanche, la première rencontre entre le président américain et son homologue français s'est déroulée dans une ambiance cordiale.

En comparaison, la First Lady américaine, Melania Trump, et l'épouse du président turc Recep Tayyip Erdogan, Emine Erdogan, sont accompagnées de plusieurs dizaines de personnes.

Avant cette étape au musée, pour laquelle elle disposait d'un traducteur étant donné que la visite était anglais, Brigitte Macron a choisi de passer du temps avec Amélie Derbaudrenghien, la compagne du Premier ministre belge Charles Michel, qui est venue l'accueillir au pied de l'avion et avec qui elle s'entend très bien. Un rendez-vous particulièrement attendu suite aux nombreuses demandes du nouveau président américain, qui souhaite plus d'investissements, notamment financiers, de ses partenaires dans le financement de l'alliance Atlantique et dans la lutte contre le terrorisme. En cinq jours, le président nouvellement élu aura eu des entretiens bilatéraux avec pas moins de dix dirigeants - dont Donald Trump - tout en participant à des dîners et séances de travail multilatéraux, en présence d'une trentaine d'autres. "Première rencontre constructive et directe avec le Président Trump", a tweeté peu après le nouveau locataire de l'Élysée qui était accompagné de ses ministres Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères) et Sylvie Goulard (Défense). "L'administration américaine a une réflexion interne sur la question, et les autres pays en ont pris acte". Mais chacun dans son style, peut se vanter d'avoir fait turbuler "le système"... Le conseiller économique de Donald Trump, Gary Cohn, a ainsi fait savoir que "les vues [du président américain] évoluaient". M. Macron a demandé à M. Trump de ne pas faire preuve de "précipitation" quant à un éventuel retrait américain de l'accord, qui lie 195 Etats. "Notre responsabilité collective, c'est de maintenir le caractère mondial de cet engagement qui fut une première", a insisté Emmanuel Macron au sujet des accords de Paris. La décision a en tout cas été reportée à son retour d'Europe, laissant dans le flou ses homologues du G7.

Selon les observateurs et certains médias britanniques, comme The Guardian, c'est même Emmanuel Macron qui a gagné la partie du serrage de main. Comme pour montrer, lors de sa première grande sortie internationale, qu'il n'entendait pas faire profil bas devant les États-Unis.

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