Pas de candidat du mouvement de Macron aux législatives face à Valls

14 Mai, 2017, 06:51 | Auteur: Lynn Cook

Sur les "428 candidats" investis sélectionnés à partir de "19.000 dossiers" déposés depuis janvier, il y a "52% de candidates et candidats issus de la société civile au sens qu'ils n'ont jamais exercé de mandat électif", a indiqué le secrétaire général. La République en marche a néanmoins précisé qu'elle ne présenterait pas de candidat contre lui dans sa circonscription de l'Essonne.

Nous n'investissons pas l'intéressé mais nous ne lui opposons pas de candidat.
Le plus jeune des candidats a 24 ans, la plus âgée 72 ans, pour une moyenne d'âge s'établissant à 46 ans, quand l'actuel âge moyen des députés est de 60 ans. Les 149 derniers candidats de La République en marche seront investis d'ici le mercredi 17 mai.

Du côté de La République en Marche, on se montre dédaigneux et on réaffirme que l'ancien premier ministre socialiste n'est toujours pas assuré d'obtenir l'investiture pour les prochaines législatives.

Manuel Valls avait fait acte de candidature lundi pour intégrer le mouvement de M. Macron dans l'optique du scrutin législatif.

C'est le revers d'une médaille dont le parti la République en marche se serait bien passé.

L'investiture est le processus par lequel un parti désigne un candidat pour le représenter dans une circonscription.

Pour expliquer ce refus, Richard Ferrand a dit que Manuel Valls ne remplissait pas les critères requis, mais qu'il constituait toutefois un cas particulier.

3e circonscription (qui inclut Remoulins): Anthony Cellier, conseiller municipal de Bagnols-sur-Cèze et animateur du comité "En marche!" pour le Gard rhodanien. Malgré tout, les noms de certains de ses élus, comme celui du maire du Havre (nord-ouest), Édouard Philippe, circulent comme choix possible de M. Macron pour prendre la tête de son gouvernement.

REM ne présente ainsi personne pour l'instant dans les circonscriptions de personnalités du parti Les Républicains (LR) comme Edouard Philippe, dont le nom circule pour le poste de Premier ministre, Nathalie Kosciusko-Morizet, Thierry Solère, Benoist Apparu, Gilles Boyer ou Arnaud Robinet.

Les promesses d'investir au moins 50% de femmes, dans des circonscriptions gagnables, et 50% de membres de la société civile seront-elles respectées? Chaque candidature, exceptée celles des députés sortants et des " marcheurs " de la première heure, est passée au peigne fin avant un éventuel entretien (téléphonique ou physique) avec la commission des investitures du mouvement. Un constat qui semble contredire les propos de Richard Ferrand qui a longuement insisté jeudi sur le "renouvellement", le respect de "la parité réelle", ou encore "le pluralisme" de la liste des candidats.

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