Manuel Valls déféré devant la commission des conflits du PS

14 Mai, 2017, 07:48 | Auteur: Sandy Vega

Les louvoiements de Manuel Valls ne constituent pas l'unique raison de l'embarras des pontes du Parti socialiste.

Le Conseil constitutionnel, présidé par Laurent Fabius, a proclamé officiellement Emmanuel Macron élu président de la République, ce mercredi.

Et la gauche comme la droite, éliminées l'une comme l'autre dès le premier tour de la présidentielle, rêvent toutes deux de se remettre en selle après leur défaite historique. "Mais nous prenons acte de cette singularité d'un ancien Premier ministre et nous ne cherchons pas à mener querelle", a-t-il insisté. Il appelle également les progressistes de gauche à faire de même.

Manuel Valls tente depuis le premier tour des élections présidentielles de rejoindre Emmanuel Macron, mais visiblement ce denier, désormais président de la République ne souhaite pas saisir la main tendue.

Signe de l'éclatement du parti socialiste, accéléré par l'arrivée à l'Elysée du centriste de 39 ans, entre 80 et 100 députés PS sortants ont - comme Manuel Valls - sollicité l'investiture du mouvement présidentiel.

Voilà donc un premier pas, avant que M. Macron ne dévoile en début de semaine la composition de son gouvernement, qui devrait comporter des ministres de droite. La liste des investitures doit être publiée jeudi, avec une double promesse de renouvellement et de pluralisme politique.

Sur CNews, le numéro un du PS a aussi estimé que l'ancien Premier ministre n'était pas humilié par son parti mais avait été "un peu humilié par En Marche! qui se comporte là d'une manière un peu étonnante", en indiquant qu'il ne remplit pas les conditions pour être investi. " Ce parti socialiste est mort, pas ses valeurs", a-t-il justifié, précisant qu'il ne craignait pas une exclusion du Parti socialiste dont il entend rester membre.

Les secousses n'épargnent pas les extrêmes.

Au Front national, l'annonce surprise du retrait de la vie politique de la députée Marion Maréchal-Le Pen, 27 ans, nièce de la patronne du parti et petite-fille de son co-fondateur, est vue comme un "séisme". Une orthophoniste décrypte la scène qui se déroule sur les bancs de l'Assemblée nationale.

Pour ces plus inexpérimentés, la pression sera forte, même si le parti promet une aide sur mesure (formations accélérées, facilités de prêt.). Cette volonté unilatérale de se rabibocher n'est pas au goût du nouveau président et des cadres de son mouvement.

Reconnaissant qu'il manquait environ 150 candidats alors que 577 circonscriptions seront en jeu en juin, M. Ferrand a dit que les derniers candidats seraient investis d'ici à mercredi prochain, afin que "puisse être maintenu vivant un espace permettant à la recomposition du paysage politique français de se concrétiser encore".

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