L'inquiétude à deux jours d'une présidentielle sous tension — Attentat Champs-Élysées

05 Mai, 2017, 16:07 | Auteur: Lynn Cook
  • L'inquiétude à deux jours d'une présidentielle sous tension — Attentat Champs-Élysées

Des policiers ont été visés par des tirs vers 21h à Paris, sur les Champs-Elysées. L'assaillant a été neutralisé par les forces de l'ordre qui ont répliqué.

Les coups de feu ont tué un policier quasiment sur le coup.

Deux impacts de balles sur l'avant du car de police et quatre à l'arrière ont été constatés suite à l'attaque. Alors qu'il circulait au volant d'une voiture volée, armé d'un revolver, il avait percuté un véhicule conduit par deux frères dont l'un d'eux était élève policier. Une touriste a aussi été légèrement touchée. L'hommage est prévu mardi.

Jeudi soir, Xavier Jugelé, un policier de 37 ans, était abattu par un terroriste dans la capitale. L'enquête en flagrance a été confiée à la Section antiterroriste (SAT) de la Brigade criminelle et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Une perquisition a été menée, dans la nuit de jeudi à vendredi, à Chelles, dans le nord de la Seine-et-Marne au domicile de l'assaillant présumé de l'attaque qui a ciblé des policiers, jeudi soir aux Champs Elysées à Paris. Un téléphone a été retrouvé et est actuellement en cours d'exploitation.

Un morceau de papier avec un message manuscrit défendant la cause de Daech a été "retrouvé à côté du corps du terroriste", a affirmé François Molins. Vendredi matin, trois membres de la famille de l'assaillant des Champs-Elysées ont été placés en garde à vue. A ce stade, aucun lien avec la mouvance jihadiste n'a été observé.

L'agresseur a été "abattu", a indiqué le ministère de l'Intérieur, confirmé par une source judiciaire. Il s'agit de Karim Cheurfi, né à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis.

Karim C., fiché S, avait déjà été condamné en 2003 à 20 ans de prison pour avoir tenté de tuer trois hommes, à Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne), dont deux policiers. Il avait été arrêté peu après et placé en garde à vue sous un faux nom. En 2008, il a également agressé un personnel de l'administration pénitentiaire, ainsi qu'un co-détenu.

Convoqué par le juge d'application des peines de Meaux, il "se présentait devant son juge le 7 avril 2017" qui lui "rappelait ses obligations" "sans procéder à la révocation" de ce sursis, a indiqué le procureur. Arrêté le 23 février dernier pour avoir proféré des menaces de morts à l'encontre de policiers, il a été remis en liberté, faute de preuves suffisantes.

L'enquête sur l'attentat des Champs-Elysées, qui a coûté la vie à un policier, se concentrait vendredi, à l'avant-veille de l'élection présidentielle, sur le profil de l'assaillant dont trois proches étaient entendus en garde à vue. Des faits qu'il avait reconnus lors de son procès en appel. Les faits se sont passés vers 21 heures et les Champs Elysées ont été bloqués pendant de nombreuses heures.

Mais cette revendication intrigue, l'EI ayant donné une identité du tueur, "Abu Yussef le Belge", qui semble différer de celle de Karim Cheurfi.

Un passage très remarqué puisque l'ancien Premier ministre a annoncé que d'autres événements étaient en cours à Paris. alors que ce n'était pas du tout le cas: "On nous laisse entendre qu'il y a d'autres violences ailleurs dans Paris".

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