Direct. Attentat sur les Champs-Élysées : un mot défendant Daesh retrouvé

01 Mai, 2017, 11:05 | Auteur: Sandy Vega
  • Paris un policier tué sur les Champs-Elysées l'agresseur abattu

La nuit tombe à peine lorsque des coups de feu résonnent sur la plus belle avenue du monde.

A 20H47 jeudi, une voiture s'arrête à la hauteur d'un car de police garé sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris.

L'agresseur a touché de deux balles dans la tête le policier de 37 ans installé derrière le volant, lui coûtant la vie. Une touriste allemande est également touchée par des éclats de balle. L'assaillant a été neutralisé par les forces de l'ordre qui ont répliqué.

Qu'est-ce que l'on sait du tueur?

Des papiers d'identité ont été retrouvés sur le lieu de l'attaque.

Selon les médias français, dont BFM TV, France 3 et L'Express, il s'agit d'un homme de 39 ans, né en Seine-Saint-Denis, nommé Karim Cheurfi. Il a confirmé que l'auteur des tirs était connu des services de police et, mais a affirmé qu'il ne présentait pas de signe de radicalisation. "Il a ensuite contourné le car de police et a tiré sur les fonctionnaires stationnés devant l'office du commerce de Turquie", a-t-il notamment déclaré avant de s'attarder longuement sur le parcours du terroriste.

Karim C, le tireur des Champs-Elysées, et son frère sont considérés par la police comme des islamistes radicaux.

Paris un policier tué sur les Champs-Elysées l'agresseur abattu
Direct. Attentat sur les Champs-Élysées : un mot défendant Daesh retrouvé

L'homme avait déjà tenté d'abattre des policiers en 2001. Il avait alors été pris en filature par un élève policier (à Draveil dans l'Essonne) qui avait repéré la plaque d'immatriculation du véhicule fixé avec du ruban adhésif. Deux ans plus tard, il avait été condamné à 20 ans de réclusion pour ces trois tentatives d'homicide. Sorti de prison en juillet 2013, il sera de nouveau condamné en 2014 pour vol aggravé à quatre ans de prison dont deux ans de sursis avec mise à l'épreuve. Bien connu de la police et de la justice, il avait passé 14 ans en prison, période durant laquelle il n'avait "pas présenté de signes de radicalisation", a relevé François Molins. Sa volonté affichée de tuer des policiers lui avait d'ailleurs valu d'être visé par une enquête antiterroriste qui avait débouché sur son interpellation le 23 février. Il avait manifesté son intention de tuer des policiers, avait été arrêté le 23 février puis relâché le lendemain car la justice estimait qu'il n'y avait pas assez d'éléments pour révoquer sa liberté conditionnelle.

"Il était marqué par la prison mais pas marqué par la religion ou autre", estime Mohammed, 21 ans, qui vit dans un immeuble proche du pavillon où l'assaillant vivait chez sa mère. Un mot manuscrit défendant " Daech ", le groupe EI, a été retrouvé près de son corps. Cet attirail était rangé dans un sac de sport.

Il n'était pas fiché S, et pourtant.

Est-ce une nouvelle offensive de l'Etat islamique ou un acte isolé?

Interrogé, le parquet de Meaux (Seine-et-Marne), qui a suivi le long parcours judiciaire de l'assaillant présumé des Champs-Élysées, renvoie invariablement à la section antiterroriste du parquet de Paris alors que les faits visés, antérieurs à l'attentat de jeudi soir, relèvent du droit commun et non du terrorisme. Une revendication qui intrigue les enquêteurs.

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