Le Pen à l'attaque sur le terrain, Macron temporise

26 Avril, 2017, 06:27 | Auteur: Lynn Cook
  • Présidentielle tractations pour Macron retour sur le terrain pour Le Pen

Le candidat d'En Marche! a consacré ce premier déplacement, à l'hôpital de Garches (Hauts-de-Seine), au thème de " la prise en charge des patients en situation de handicap ". "Pour ma part, je voterai Emmanuel Macron", a déclaré le chef de l'État dans une allocution télévisée à l'Élysée. Sur celui-ci, on pourra lire " Votons le 7 mai pour La République, votez Emmanuel Macron ".

La journée était agitée chez Les Républicains: avec l'élimination de François Fillon, la droite est absente du second tour pour la première fois sous la Ve République.

Le vice-président du FN, Florian Philippot a assuré que "beaucoup d'électeurs" de Jean-Luc Mélenchon, qui n'a pas pris position pour le second tour, pouvaient voter pour Marine Le Pen, invoquant notamment la volonté d'abroger la loi travail ou de combattre "le poids de la finance".

Faites les comptes: les voix cumulées des Le Pen/Fillon/Dupont-Aignan et autres petits candidats rebelles dépassent les 50 % des votes du premier tour.

C'est cette France qui va mal que la présidente du FN va courtiser au cours des deux prochaines semaines, dans l'espoir d'obtenir le score le plus élevé possible en se présentant justement comme la candidate du peuple contre les élites. "Début janvier, Marine Le Pen jugeait que l'euro avait 'échoué' et avait eu 'des conséquences sur l'aggravation du chômage'". Dans ces deux départements, Marine Le Pen est arrivée en tête dimanche. Réagissant à des déclarations de François Hollande affirmant que "rien n'est fait avant le second tour", Emmanuel Macron a lancé à la presse frustrée: "Je n'ai jamais considéré que quoi que ce soit était gagné".

La campagne du second tour de l'élection présidentielle s'est ouverte lundi avec une journée de "négociations politiques" pour le favori Emmanuel Macron, pour qui François Hollande a solennellement appelé à voter, tandis que Marine Le Pen est repartie sur le terrain dans le Pas-de-Calais.

Il a également souligné que l'élection de la présidente du parti d'extrême droite le Front national Marine Le Pen serait " un risque pour le pays ".

Au PS, Manuel Valls a analysé "la fin d'un cycle". "Emmanuel Macron prépare une politique anti-famille. Donc doit venir le temps, enfin, de la clarification", a prôné l'ancien Premier ministre, soutien de Macron dès avant le premier tour. Et selon leurs pronostics, Benoît Hamon est le candidat qui pourrait apporter le plus de voix à Emmanuel Macron. Il est à noter que les expatriés sont tout de même à 87.692 à avoir voté pour Jean-Luc Mélenchon malgré la proposition du candidat d'un impôt universel.

La Bourse de Paris, galvanisée par l'anticipation d'une victoire de l'ancien ministre de l'Économie, voyait les valeurs bancaires bondir pour certaines de quelque 10%.

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