Le Pen repart en campagne, se posant en "challenger" de Macron

25 Avril, 2017, 02:36 | Auteur: Jonathan Ford
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Le gouvernement allemand lui a apporté son soutien en saluant "sa position pour une UE forte et une économie sociale de marché".

Si le bureau politique du parti de la rue de Vaugirard se réunira ce lundi à 17 heures, François Baroin, à l'instar de François Fillon et d'autres ténors de la droite comme Jean-Pierre Raffarin, a appelé dès l'annonce des premières estimations à faire bloc derrière la candidature d'Emmanuel Macron pour faire barrage au Front national (FN) et à Marine Le Pen. On notera aussi que dès ce dimanche soir, des soutiens de Jean-Luc Mélenchon se sont fait entendre en ville. "La première étape est franchie", a-t-elle affirmé, en lançant un appel "à tous les patriotes sincères".

À Montpellier, c'est Jean-Luc Mélenchon qui arrive en tête avec 31% devant Emmanuel Macron 24 %, François Fillon 15% Marine Lepen 13% et Benoit Hamon 9%. L'ancien sénateur socialiste n'a pas donné de consigne de vote et laissera décider les militants de son mouvement.

En l'espace de quinze ans, c'est la deuxième fois que l'extrême droite se retrouve au second tour d'une élection présidentielle française. NDA est suivi de Jean Lassalle qui récolte 1,2% des voix dans ce premier tour.

M. Macron n'a pas indiqué s'il souhaitait un débat télévisé face à Mme Le Pen, ce qu'avait refusé Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen en 2002.

Après les résultats, plusieurs centaines de jeunes "antifascistes" se sont rassemblés dimanche sur la place de la Bastille à Paris, dans un face-à-face tendu avec la police, qui a fait deux blessés.

Le chef de l'État a annoncé son intention de voter pour son ancien ministre au 2nd tour.

"Après l'attaque terroriste, la démocratie était la réponse que la France devait faire, face aux semeurs de haine", s'est-il félicité, en remerciant les Français qui se sont déplacés "massivement" dimanche 23 avril pour le premier tour de l'élection présidentielle.

"La baisse de François Fillon n'a pas démarré uniquement avec les affaires", analyse François Baroin, qui était pressenti pour devenir le premier ministre du candidat, au cas où ce dernier aurait accédé à l'Élysée.

Selon deux sondages réalisés dimanche soir, Emmanuel Macron battrait largement Marine Le Pen, à 62%-38% selon Ipsos Sopra Steria, à 64%-36% selon Harris Interactive.

Le président (LR) de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Christian Estrosi, qui avait reçu M. Macron pendant la campagne, votera également pour lui, de même que François Baroin "à titre personnel" ou Alain Juppé.

Plus nuancé, le vice-président des Républicains Laurent Wauquiez, qui incarne l'aile droite du parti, s'est contenté d'appeler à "ne pas voter pour Marine Le Pen".

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