La Suède se savait menacée — Attentat de Stockholm

09 Avril, 2017, 00:57 | Auteur: Lynn Cook

La police a par ailleurs indiqué samedi avoir trouvé dans le véhicule utilisé pour l'attaque "un engin qui n'y a pas sa place".

Peu de choses ont filtré à ce stade sur le suspect, entendu sous le régime de suspicion le plus élevé du code de procédure pénale suédois. "Au contraire, nos soupçons se sont renforcés", a-t-il encore estimé.

Interpellé à Märsta, une petite ville du nord de l'agglomération stockholmoise, l'homme est pour l'instant le seul à être mis en cause, même si la police continue d'enquêter sur d'éventuelles complicités. Nous ne pouvons pas dire ce que c'est à ce stade...

Précipitamment revenu à Stockholm, le premier ministre Stefan Löfven a déclaré: "La Suède a été attaquée". Selon plusieurs médias, il serait sympathisant de l'organisation État islamique. Mais samedi aucune revendication de l'attentat de Stockholm n'avait été encore enregistrée.

"Moi et le reste de la famille royale avons malheureusement appris que des attaques avaient eu lieu cet après-midi à Stockholm". Une commémoration sera également organisée.

L'attaque s'est produite peu avant 15 heures (heure de Paris) à proximité du grand magasin Åhlens, dans une zone très fréquentée. "Pour autant, il peut y avoir d'autres personnes qui se sont associées à lui, mais nous n'en savons rien à l'heure actuelle", a ajouté Lars Bystrom.

La Suède fait partie de la coalition internationale sous commandement américaine en Irak, participant depuis août 2015 à des missions de formation dans le nord du pays où les forces pro-gouvernementales irakiennes tentent depuis octobre dernier de reprendre la ville de Mossoul, capturée par l'EI en juin 2014.

La princesse héritière Victoria s'est elle aussi déplacée sur les lieux du drame. "Notre société est bâtie sur une confiance énorme et sur la communauté, le sens de la solidarité", a-t-elle indiqué.

La Suède pleurait ses morts, qui n'ont toujours pas tous été identifiés. Les autorités ont annoncé samedi que six blessés ont pu quitter l'hôpital. Deux adultes étaient en soins intensifs.

Mais la vie reprenait lentement ses droits dans la capitale, entre tristesse et fatalisme. Restaient toutefois bien présentes les images insoutenables de la veille pour les témoins de l'attentat.

En route pour la gare centrale, une infirmière a vu le poids lourd traverser un carrefour "à une vitesse immensément élevée". Le camion, dérobé alors que son chauffeur livrait un restaurant, a parcouru 500 mètres dans une rue piétonne, avant de s'encastrer dans une vitrine.

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