Brexit: le Parlement européen fixe ses conditions

07 Avril, 2017, 01:17 | Auteur: Sandy Vega
  • Le président allemand Frank Walter Steinmeier s'exprime lors d'une séance plénière au Parlement européen à Strasbourg le 4 avril 2017

Les circonstances particulières qu'implique la situation doivent être donc traitées prioritairement dans l'accord de retrait.

La lettre, qui sera transmise au président du Conseil européen Donald Tusk, vise à ouvrir les négociations sur une note positive tout en récapitulant les douze objectifs énoncés le 17 janvier par la Première ministre.

En phase avec la Commission européenne, le Parlement européen estime " qu'un accord portant sur les futures relations entre l'UE et le Royaume-Uni en tant que pays tiers ne pourra être conclu qu'une fois que le Royaume-Uni aura quitté l'UE ". Quelque trois millions de citoyens de l'UE vivent au Royaume-Uni. Pour le Parlement il n'est pas non plus question de mener en parallèle les discussions de sortie du Royaume-Uni et les négociations du nouveau partenariat entre l'Union européenne et Londres. Elle a ouvert la voie à deux ans de négociations pour défaire les liens tissés pendant 44 ans entre le Royaume-Uni et l'UE. "Plus tôt nous nous mettrons d'accord sur les principes d'un retrait ordonné, plus tôt nous pourrons préparer nos futures relations", a plaidé le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, au début du débat.

Plusieurs eurodéputés ont aussi tenu à avertir les Britanniques qu'une "approche à la carte" était inenvisageable et l'appartenance au marché unique possible seulement en échange de la libre circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes.

La résolution de mercredi prévoit que des discussions sur des "dispositions transitoires" pourront débuter lors de la période de deux ans prévue pour les négociations si "des progrès tangibles" sont faits. Les députés exhortent toutes les parties à rester engagées dans le processus de paix en Irlande du Nord et à éviter la mise en place d'une frontière physique. Dans le même temps, il devra également assumer ses obligations, y compris les obligations financières découlant notamment du budget actuel à long terme de l'UE.

"Notre priorité est aujourd'hui de protéger les droits acquis des citoyens européens qui sont menacés par le Brexit", a menacé le chef des sociaux-démocrates au Parlement, Gianni Pittella.

D'autres lignes rouges fixées par le Parlement européen doivent être soulignées.

Le vote "est le point de départ d'une négociation difficile et complexe pour définir les conditions du départ du Royaume-Uni", a déjà souligné le président du Parlement européen, l'Italien Antonio Tajani. "Les attaques terroristes récentes indiquent clairement que tous les pays européens devront continuer à travailler en étroite collaboration".

Les dirigeants des groupes EFDD et ENL se sont réjouis du lancement de la procédure de retrait et ont accusé l'UE de chercher à '"punir" le Royaume-Uni.

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