Travailleurs détachés: passe d'arme Mélenchon-Le Pen et Macron-Dupont-Aignan

05 Avril, 2017, 00:37 | Auteur: Lynn Cook

Lors du deuxième débat des candidats à la présidentielle, retransmis sur BFMTV et CNEWS, François Fillon et Nicolas Dupont-Aignan se sont invectivés lors d'un échange sur le traité constitutionnel européen de 2005 et le passé de Premier ministre de François Fillon.

"Comment croire le Premier ministre qui a bafoué le vote des Français lors du référendum de 2005, qui a fait voter le traité de Lisbonne par le Parlement?", s'est-il interrogé.

A François Fillon qui lui répondait que les Français s'étaient prononcés sur ce point en élisant Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, le prétendant souverainiste à l'Elysée a conclu: "Si vous étiez si sûr de vous, vous pouviez consulter les Français".

Nicolas Dupont-Aignan a affirmé qu '"il n'y aura pas de changement en France, de confiance dans le nouveau président sans changement radical de nouveau président". Le candidat de Debout la France n'a certes pas épargné Emmanuel Macron ou Marine Le Pen, mais c'est bien à son adversaire de droite qu'il a réservé ses piques les plus virulentes. "Moi, je n'ai pas trahi mes idéaux " a lancé Dupont-Aignan.

François Fillon a aussitôt décoché une flèche contre Nicolas Dupont-Aignan, lui rappelant qu'il avait été le "chef de cabinet de François Bayrou", l'accusant ainsi "d'être dans le système depuis assez longtemps", et rétorquant sèchement: "Vous ne les avez pas signés (les traités, NDLR) car vous n'avez jamais eu le pouvoir de le faire". Mardi 4 avril au soir, Nicolas Dupont-Aigan a parlé, pour désigner cet évènement, de "viol démocratique", raison pour laquelle, rappelle-t-il, il a quitté l'UMP. Parce que c'était une forfaiture. Dès le début du débat, lors de sa minute de présentation, Nicolas Dupont-Aignan avait taclé sans le nommer François Fillon.

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