Soupçons d'emplois fictifs à la région Nord-Pas de Calais — Front national

05 Avril, 2017, 01:03 | Auteur: Aubrey Nash
  • Matthias Fekl le 7 octobre 2016 à l'Elysée

Le parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire sur des soupçons d'emplois fictifs au sein du groupe Front national du conseil régional Nord-Pas de Calais entre 2010 et 2015. L'enquête porte sur des soupçons d'emplois fictifs au sein du groupe Front national du conseil régional Nord-Pas-de-Calais entre 2010 et 2015, impliquant la chef du parti et candidate à l'élection présidentielle Marine Le Pen et son directeur de campagne David Rachline. L'information est révélée par le Canard Enchaîné à paraître ce mercredi et confirmée par une "source proche de l'enquête" à plusieurs agences de presse ce mardi.

En l'absence de toute communication du parquet de Lille, on ignore la date d'ouverture de ces investigations ainsi que la qualification juridique d'éventuels faits délictueux. Marine Le Pen était alors la présidente de ce groupe. David Rachline a ainsi indiqué sur BFM qu'il trouvait "l'agenda surprenant", tandis que le vice-président du parti Florian Philippot y a vu, en rigolant, la main d'un "dark cabinet", qui pourrait ainsi "mettre sur écoute légale le directeur de campagne de Marine Le Pen, parce qu'il est évident qu'il était sur écoute illégale!" David Rachline était à ce même moment conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur et conseiller municipal de Fréjus dans le Var. Le "groupe Front national" et David Rachline, actuel directeur de campagne de la candidate à la présidentielle, "font partie des soupçonnés".

L'hebdomadaire ajoute que l'enquête vise aussi à vérifier si Marine Le Pen a utilisé d'autres moyens d'élus régionaux - comme des photocopieuses - pour sa campagne électorale de 2012.

Interrogé, Xavier Bertrand, président (LR) de la région Hauts-de-France (née de la fusion avec la Picardie en 2015), s'est refusé à tout commentaire.

Deux assistants ont été mis en examen et deux eurodéputées, Marine Le Pen et Marie-Christine Boutonnet, ont fait valoir leur immunité parlementaire pour ne pas se rendre à une convocation des juges.

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