Russie: le kamikaze "n'a jamais eu de passeport kirghiz"

05 Avril, 2017, 00:34 | Auteur: Lynn Cook
  • Le wagon du métro de Saint-Pétersbourg après l’explosion. Crédits: VK

Les services secrets du Kirghizstan avaient indiqué que Djalilov était né dans la région kirghize d'Och, une zone qui a fourni un fort contingent de jihadistes à l'organisation Etat islamique (EI).

Cet attentat, qui n'a pas encore été revendiqué, intervient alors que l'EI a appelé à frapper la Russie après son intervention en soutien aux forces de Bachar al-Assad en Syrie, fin septembre 2015.

"Nous soulignons que A. Djalilov n'a jamais eu de passeport kirghiz, et qu'il a reçu en 2011 à l'âge de 16 ans un passeport russe, conformément aux demandes de son père de nationalité russe, et qu'il a résidé en permanence en Russie à partir de ce moment-là", a indiqué le ministère dans un communiqué.

L'attentat commis la nuit du Nouvel an dans une boîte de nuit d'Istanbul, qui a coûté la vie à 39 personnes, avait été commis par un individu originaire de la même région d'Asie centrale que le suspect de Saint-Pétersbourg.

L'explosion a eu lieu lundi à 11 h 40 GMT dans une rame circulant entre les stations Sennaïa Plochtchad et Tekhnologuitcheski Institout d'une ligne de métro fréquentée, qui traverse le centre de Saint-Pétersbourg.

"Cela s'est passé en une seconde (.). J'ai eu un traumatisme, mes deux tympans ont explosé", a raconté à des journalistes Vladimir Zakhartchenko, étudiant de 22 ans.

Les victimes viennent de Russie, mais aussi du Bélarus, Kazakhstan et d'Ouzbékistan, selon les autorités locales.

A Paris, la Tour Eiffel devait s'éteindre mardi à minuit en hommage aux victimes de l'attentat, a annoncé la maire de la ville.

Depuis, des attaques ont frappé les instables républiques russes du Caucase et les services de sécurité russes ont annoncé à plusieurs reprises avoir démantelé des cellules jihadistes s'apprêtant à frapper Moscou et Saint-Pétersbourg. Lors d'un entretien téléphonique avec M. Poutine, le deuxième depuis l'entrée en fonction du président américain en janvier, il lui a ensuite assuré du "soutien total" de Washington à la réponse qu'apportera Moscou à cette attaque, selon un communiqué de la Maison Blanche.

Le président russe Vladimir Poutine s'est d'ailleurs entretenu mardi avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande.

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