Jean-Yves Le Drian rejoint Emmanuel Macron — Présidentielle française

26 Mars, 2017, 01:05 | Auteur: Lynn Cook
  • Jean-Yves Le Drian rejoint Emmanuel Macron — Présidentielle française

Lorsqu'il a informé le chef de l'État de sa décision de rejoindre Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian s'est vu demander de garder le silence jusqu'au 24 mars, comme l'avait révélé BFMTV à l'époque.

"Comme la majorité des Français, je refuse que le choix de l'élection présidentielle se réduise à un choix entre l'extrême droite et une droite dure", souligne Jean-Yves Le Drian.

Son soutien à Emmanuel Macron était très attendu. "Je me retrouve dans les six chantiers qu'il a proposé: l'éducation, la société au travail, l'économie, la sécurité, le renouveau démocratique et la défense de la France à l'international", explique celui qui est aussi président de la région Bretagne.

"Emmanuel Macron est pour moi le seul qui porte les valeurs qui sont les miennes dans ce cadre-là".

Dans le même temps, le pôle des réformateurs, à l'aile droite du parti, n'a pas quitté le PS mais peine à militer pour Benoît Hamon. Preuve en est, Manuel Valls, pourtant battu à la primaire, a refusé de le parrainer, jugeant dans le JDD que soutenir son programme venait à "trahir le passé de [sa] famille politique".

L'annonce de son soutien, qui avait fuité dès jeudi, a été saluée par Emmanuel Macron qui a rendu hommage, lors d'un déplacement à Dijon, à un homme de conviction à la conception de la politique proche de la sienne.

Il aura tenu à respecter la consigne édictée par François Hollande.

"Le candidat se trouve donc aujourd'hui à la tête d'une auberge espagnole qui pourrait le conduire au plus haut", laisse entendre Stéphane Siret dans Paris-Normandie.

Ces défections régulières, souvent de poids lourds du parti, semblent mettre Benoît Hamon dans l'embarras.

"Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait autant de trahisons". Le candidat socialiste n'est pas déçu personnellement car, dit-il, il n'attendait rien du ministre de la Défense. Et rappelle la légitimité qu'il tire de la primaire de janvier. "Dans une élection, on respecte le verdict de l'élection, la parole donnée".

Interrogé sur le cas de Jean-Yves Le Drian, Benoit Hamon s'est dit étonné que "beaucoup oublient les principes les plus élémentaires".

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