Une pétition contre la fusion du Stade Français et du Racing 92

14 Mars, 2017, 00:51 | Auteur: Ruben Ruiz
  • Double plaquage des Stadistes sur le 2e ligne fidjien du Racing 92 Leone Nakarawa le 8 octobre 2016 lors du derby francilien au stade Yves-du Manoir à Colombes- MIGUEL MEDINA- AFP  Archives

Pour les dirigeants, la naissance de ce nouveau club "préservera les racines du Tacing 92 comme celles du Stade Français Paris".

Pour commencer, les noms des entraîneurs ont été révélés. Ils ont communément déclaré qu'ils mettront leurs ressources en commun dès la saison prochaine. En "compensation", le directeur général choisi est celui du Stade Français, Pierre Arnald. "Cela signifie que la culture rugby, la culture sport, la culture de clubs est peu satisfaisante", estime Lionel Maltese, professeur associé en management du sport à Kedge Business school. Le staff se dessinera progressivement.

La fusion des deux clubs devrait entraîner de facto la disparition d'une équipe du Top 14, et par ricochet le maintien du 13ème (actuellement Grenoble) en fin de saison. "On a 45 joueurs d'un côté et 45 de l'autre, il nous en faudra 45 à l'arrivée", calcule-t-il encore. "A nous de nous organiser" ne cache pas Thomas Savare.

L'annonce a secoué le rugby français et les deux présidents étaient très attendus ce lundi après-midi en conférence de presse. "Nous voulons garder et réunir l'ADN des deux clubs", a insisté Thomas Savare, précisant que les partenaires actuels seraient "additionnés", comme les supporters.

Pour l'heure, le mystère reste entier sur le nom de ce nouveau club de Paris et des Hauts-de-Seine. Leurs deux présidents en diront plus cet après midi. Dans le but de dépasser leur "rivalité sportive" actuelle, le Stade Français et le Racing 92 du Top 14 de la région parisienne ont révélé au grand jour leur projet de fusion. Cette nouvelle a pris de court tout le monde, surtout les joueurs parisiens, qui ne s'attendaient pas du tout à une telle nouvelle. "Il faut laisser le temps aux joueurs et aux supporteurs, souligne le président du Stade Français, Mon envie c'était de pérenniser ce club mais je n'ai pas trouvé un modèle économique viable".

Toujours selon Capital, la mairie "serait prête à retirer les 800.000 euros de subvention annuelle qu'elle verse au Stade français".

Ce n'est pas la première fois pour le Racing. Ils sont d'ailleurs les deux derniers détenteurs du Bouclier de Brennus: le Stade Français a été champion en 2015, le Racing en 2016. Qui ne tient pas compte de la réalité puisque, dans les faits, le futur club évoluera plus souvent à Jean-Bouin - également utilisé par les footballeurs du Red Star (Pro D2) - qu'à l'Arena sise à La Défense.

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