Les Britanniques votent le déclenchement de l'article 50 — Brexit

14 Mars, 2017, 00:41 | Auteur: Lynn Cook

Le texte, déjà approuvé par la Chambre des communes en février, doit subir un deuxième examen après avoir été modifié par les lords, qui demandaient notamment à ce que le parlement ait le dernier mot.

Le projet de loi autorisant Theresa May à activer l'article 50 du traité européen de Lisbonne sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne est de retour dans une version amendée ce lundi à la Chambre des communes.

Le ministre du Brexit, David Davis, a exhorté dimanche 12 mars les députés à ne pas "lier les mains" du Premier ministre avant l'entame des négociations devant marquer la fin de plus de quarante ans d'une relation tourmentée, les invitant à rejeter les deux amendements déposés par les Lords.

"La semaine prochaine, je demanderai au parlement écossais de m'autoriser à trouver un accord avec le gouvernement britannique pour lancer la procédure qui autorisera le parlement écossais à légiférer sur un référendum d'indépendance", a déclaré Mme Sturgeon à Edimbourg.

"Il est clair que lorsque les électeurs ont voté le 23 juin (2016) pour que nous quittions l'Union européenne, ils ont voté pour ne pas payer plus tard de vastes sommes d'argent à l'UE chaque année", a averti Theresa May lors d'une conférence de presse.

La chambre des Lords britannique, après celle des députés, a donné lundi soir son accord final à la loi de déclenchement du Brexit.

"Nos partenaires européens m'ont fait clairement comprendre qu'ils voulaient aller de l'avant avec les négociations, et moi également", a-t-elle dit jeudi à Bruxelles.

Les gros sous risquent de s'immiscer les débats. Autre sujet brûlant: le sort des Européens installés outre-Manche. Theresa May souhaite, en effet, être à l'aise pour débuter les négociations avec l'Union Européenne sur le "Brexit". Londres et Bruxelles devront se défaire de plus de quatre décennies de relation commune, au moment même où le Vieux Continent célébrera le 60e anniversaire du Traité de Rome, censé marquer une nouvelle étape dans la construction européenne. Ces derniers accusent May de ne pas avoir suffisamment étudié l'hypothèse d'un échec de négociation avec Bruxelles.

"Nous nous préparons à toutes les issues possibles (.)". Et Theresa May a, elle, prévenu qu'elle préférait "pas d'accord" à un "mauvais accord" avec Bruxelles.

"La Première ministre écossaise et leader du Parti national écossais, Nicola Sturgeon, a mis lundi l'Ecosse sur les rails de l'indépendance". L'activation sera ainsi une première dans l'histoire de l'UE. Mais selon un sondage BMG publié lundi, 48% des Ecossais y sont aujourd'hui favorables.

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