55 interpellations après plusieurs tentatives d'incendie au lycée Suger — Saint-Denis

09 Mars, 2017, 00:05 | Auteur: Sandy Vega
  • Le lycée Suger à Saint-Denis

Après l'évacuation du lycée, 80 à 100 jeunes ont pris la direction du centre-ville. Sur leur chemin, "ils ont caillassé des policiers, incendié des poubelles et détruit du mobilier urbain", selon cette source qui a évoqué "des reliquats de l'affaire Théo".

Pas moins de 55 jeunes, dont 44 mineurs, ont été placés en garde à vue mardi pour "violences volontaires", "attroupement armé" et "incendie volontaire". Le lycée a dû être évacué (il a rouvert ce mercredi) et les incidents se sont poursuivis à l'extérieur.

Le maire PCF de Saint-Denis, Laurent Russier, a lui condamné auprès de l'AFP des "événements inadmissibles", en appelant toutefois à ce que les gardes à vue ne soient pas "un moyen de punition".

Les violences ont débuté vers 11H00 mardi.

"Une véritable émeute, suivie d'une guérilla urbaine dans les rues", a déploré le candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, pour qui "il y a quelque chose de brisé dans notre République".

De son côté, Bernard Cazeneuve a accusé ce mercredi le Front national d'" exploiter " à des " fins électorales " les violences au lycée Suger de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), assurant que le gouvernement ferait preuve d'" une fermeté totale à l'égard de ceux qui s'en prennent à l'ordre public ". "Le Premier ministre est sans doute trop occupé à faire campagne contre ma candidature pour se soucier de ce qui se produit dans le pays!", a-t-elle ajouté. "Il appartient désormais à la justice d'établir les responsabilités et de sanctionner les auteurs de ces violences avec la plus grande sévérité", poursuit Bernard Cazeneuve. Rappelant que la région avait investi "près de 15 millions d'euros" pour la sécurisation des lycées, elle a "renouvelé" sa demande au ministre de l'Intérieur "de protéger les abords des lycées franciliens, qui depuis plusieurs semaines sont le théâtre d'incidents violents".

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