Un médecin anesthésiste soupçonné de sept empoisonnements — Besançon

08 Mars, 2017, 00:27 | Auteur: Lynn Cook
  • La thèse d'une euthanasie semble à exclure étant donné l'âge des patients et la gravité de leurs pathologies explique la procureure

Les analyses toxicologiques réalisées dans des poches de soluté de réhydratation et de paracétamol, utilisées lors de l'opération de certaines des victimes, "ont permis de retrouver de fortes quantités de potassium où d'anesthésiques, à doses létales", a indiqué la vice-procureure Christine De Curraize lors d'une conférence de presse à Besançon.

Ce dernier, également interdit d'exercer sa profession et dans l'obligation de verser une caution de 60.000 euros, conteste catégoriquement les faits qui lui sont reprochés.

'Nous avons des indices graves et concordants' qui permettent de 'présupposer l'administration volontaire de substances mortelles, il s'agit de faits gravissimes', a estimé mardi la magistrate.

L'anesthésiste, mis en examen pour " empoisonnement avec préméditation", encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Il précise que l'anesthésiste "conteste fondamentalement tout empoisonnement que ce soit". Il est dans l'incompréhension totale des accusations portées à son encontre', a déclaré son avocat, Me Randall Schwerdorffer. "C'est un professionnel archireconnu, de grande qualité, qui pratique 2 000 anesthésies par an, et dont le métier est plus qu'un métier, c'est une passion", a-t-il affirmé, dénonçant une "accusation ahurissante et fragile". Une femme de 51 ans est décédée en 2016 au cours d'une opération pour une fracture. Mais pas pour "homicide involontaire" car selon le parquet, il ne peut pas s'agir d'accidents.

Un médecin anesthésiste exerçant dans une clinique de Besançon (Doubs) a été mis en examen lundi pour sept empoisonnements, dont deux mortels, de patients dont il avait la charge, écrit mardi le quotidien L'Est-Républicain, citant le parquet.

Les faits se seraient produits à la clinique Saint-Vincent de Besançon entre 2008 et cette année. 'C'est un bon anesthésiste, quelqu'un de bien, avec qui on aimait travailler', a ajouté une de ses collègues. La direction de l'établissement a fait savoir qu'elle communiquerait mardi après-midi.

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