Le Kremlin annonce la reprise par l'armée syrienne de Palmyre

03 Mars, 2017, 00:43 | Auteur: Lynn Cook

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, avait informé un peu plus tôt le président Vladimir Poutine de la reprise de Palmyre, avaient rapporté auparavant les agences russes en citant le porte-parole du Kremlin.

Le 1er mars, un responsable militaire syrien avait annoncé que les forces de Damas avaient repris la citadelle de Palmyre, laissant présager une reconquête imminente de la ville.

Le sort de la cité historique syrienne de Palmyre, tombée deux fois aux mains des jihadistes de l'EI et reprise deux fois par le régime, fait penser à un épisode de "Tom et Jerry", a ironisé jeudi l'opposition syrienne à Genève.

Au terme d'une contre-offensive, les djihadistes avaient remis la main sur Palmyre en décembre 2016.

Les djihadistes de Daesh, qui s'étaient emparé de la ville historique en décembre 2016 après en avoir été chassé une première fois en mars de la même année, ont été à nouveau été défaits par les forces russes et syriennes.

Située dans le centre du pays, cette cité antique avait été capturée par les djihadistes qui y ont détruit les plus beaux temples et mené des exécutions de masse.

Le secteur qui abrite le site antique le plus célèbre de Syrie a été "très miné", a précisé l'OSDH.

Appuyées par les frappes de l'armée russe qui soutient activement le régime depuis septembre de 2015, les forces syriennes avaient pénétré mercredi dans la ville.

Joint par téléphone, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de contacts en Syrie, a indiqué à l'AFP que "l'EI s'est totalement retiré de Palmyre".

" Les deux bustes sont revenus mardi et rejoignent les 400 pièces archéologiques qui ont pu être sauvées de Palmyre ", a indiqué mercredi à l'Agence France-Presse le directeur général des Antiquités et des musées, Maamoun Abdelkarim.

Dans le nord de la Syrie, la situation continue de se complexifier une semaine après la prise de la ville d'Al-Bab, bastion de l'État islamique, par les troupes turques et leurs alliés rebelles syriens. Elles comprennent notamment les Unités de protection du peuple (YPG, autonomistes kurdes).

Parallèlement, le Conseil militaire de Minbej, qui fait partie des FDS, a affirmé que les troupes gouvernementales seraient déployées dans une zone tampon entre elles et les rebelles pro-turcs.

L'opposition souhaite aborder les questions relatives à la transition politique, alors que le régime veut prioritairement parler de la lutte contre le terrorisme.

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