Marrakech désignée "La ville où il fait bon vivre en Afrique"

25 Février, 2017, 00:10 | Auteur: Jonathan Ford
  • Les murs des Jardins de l'Agdal à Marrakech avec vue sur les montagnes de l'Atlas le 29 décembre 2014

La ville marocaine de Marrakech vient en tête juste devant "Johannesburg et Alexandrie, suivies par Port-Louis, la capitale de l'île Maurice, Casablanca, Tunis, Le Caire, Rabat, Cape Town et Fès".

Dans le classement 2017 effectué conjointement par l'École polytechnique de Lausanne (EPFL) et du magazine Afrique Méditerranée Business (AMB), la capitale politique du Cameroun est la 30e ville africaine ou il fait bon vivre, devant Addis-Abeba la capitale éthiopienne (35e), et Kigali au Rwanda (54e).

Ce classement des 100 premières villes d'Afrique a été réalisé sur la base de données réparties en sept catégories: société, habitat, développement spatial, infrastructures, environnement/écologie, gouvernance et économie, indiquent mardi la haute école et le magazine. En tout, quatre villes marocaines figurent dans le top 10 du continent.

"Il en ressort un palmarès inédit, qui place Marrakech en tête, et des résultats surprenants, comme les bonnes performances d'Alexandrie et du Caire mais aussi les résultats très honorables de villes comme Dakar", souligne dans le communiqué Zyad Limam, directeur de la rédaction du bimestriel économique AMB.

En queue de classement figurent des villes déstabilisées par des conflits, des tensions sociales ou sécuritaires: Bamako (Mali), Kinshasa (RDC), Pointe-Noire (Congo) et Bangui (Centrafrique).

Il prend ainsi pour exemple Marrakech et Casablanca, qui arrivent à créer et attirer les investissements, "ceux-ci se traduisant durablement dans l'habitat et les infrastructures, lesquels attireront de nouveaux habitants".

Selon l'étude, la taille d'une ville n'est pas liée à sa place dans le classement.

Ce succès s'explique également par le volontarisme du Maroc dans au moins trois domaines, dont le développement d'un tourisme diversifié (tourisme urbain, balnéaire, montagnard et dans le désert) et l'investissement dans le marketing urbain pour intégrer le réseau des villes globales, ajoute le site.

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