Affaire Fillon : l'Auvergnat Brice Hortefeux sort du silence

18 Février, 2017, 00:58 | Auteur: Sue Barrett
  • Nous souhaitons briser cette chape de plomb dans laquelle François Fillon s'est enfermé, a déclaré Georges Fenech

Présent pour une table ronde sur la sécurité à Compiègne (Oise), mercredi 15 février, François Fillon s'est exprimé à propos d'une tribune parue dans Libération, en soutien à Adama Traoré et à Théo, le jeune homme violemment interpellé à Aulnay-sous-Bois. À sa demande, Nicolas Sarkozy a accepté un déjeuner demain mercredi, en tête à tête dans la salle à manger de ses bureaux de la rue de Miromesnil à Paris.

"Nicolas Sarkozy, (.) qui a été souvent été en position de leader et donc attaqué à de multiples reprises, donnera et échangera avec François Fillon sur ces questions qui sont difficiles et qui consistent à dépasser la polémique pour parler du fond", a expliqué le secrétaire général, saluant l'"attitude exemplaire" de Nicolas Sarkozy, candidat malheureux à la primaire remportée par François Fillon. M. Fillon doit en outre venir un meeting dans la soirée à 19H. "Les individus de 16 ou 17 ans profitent de la clémence du système", a-t-il écrit dans un communiqué. "C'est pourquoi je propose de fixer désormais la majorité pénale à 16 ans", poursuit-il, en allusion "aux récents évènements survenus en Seine-Saint-Denis".

Pour le candidat de la droite à la présidentielle, il faut "en finir avec un système qui ne fonctionne pas". Les conséquences de l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans seront prises en compte dans le plan modernisation de la justice. "Cela sera rendu possible par la création de 16 000 nouvelles places de prison déjà prévue dans mon programme", a-t-il par ailleurs ajouté.

Pour autant, Nicolas Sarkozy n'entend pas faire de ce tête-à-tête " un événement ". Depuis quinze jours, l'élu des Républicains prédit la défaite de son camp si François Fillon ne se désiste pas.

Recommande: