Trump remet en question la "la solution à deux États"

16 Février, 2017, 00:39 | Auteur: Lynn Cook
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Non, les Etats-Unis ne défendraient plus bec et ongles une "solution à deux Etats" pour régler le conflit entre Israëliens et Palestiniens., assurait mardi un responsable de la Maison-Blanche.

Mercredi, à l'occasion de la visite du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, à Washington, le président des Etats-Unis Donald Trump a appelé Israël, "pour un temps, " à "la retenue" sur l'expansion des colonies. Il a demandé au dirigeant de "retenir un peu les colonies en Cisjordanie ".

Benyamin Nétanyahou se dirigera ensuite au Congrès américain où il rencontrera différents membres du Sénat, incluant le chef républicain Mitch McConnell, le chef démocrate Chuck Schumer, et le président de la Chambre des représentants Paul Ryan.

Pendant la campagne, Donald Trump s'était clairement affiché pro-israélien, tout en affirmant que s'il était élu il présiderait à un accord de paix entre l'Etat hébreu et les Palestiniens. "Nous allons y travailler de manière très diligente, a-t-il dit, sans offrir de nouvelles perspectives". "Mais il incombe aux parties elles-mêmes de négocier directement un tel accord". "Il n'y a pas de meilleur soutien du peuple juif et de l'Etat juif que le président Donald Trump", a-t-il martelé. Ce voyage intervient alors que Washington a assuré que les Etats-Unis n'insisteront pas sur une solution à deux Etats au Proche-Orient.

Il a déclaré que cette solution, défendue par la communauté internationale, "n'est pas la seule solution possible pour la paix" dans la région.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a d'ailleurs brandi mercredi le risque du renoncement à une solution à deux Etats. "La paix est l'objectif, que cela soit sous la forme d'une solution à deux Etats si c'est ce que les parties veulent, ou quelque chose d'autre si les parties le veulent", a-t-il précisé.

Un éventuel revirement de la présidence américaine sur cet aspect provoquerait sans doute la colère du monde musulman, notamment des pays sunnites qui soutiennent les Etats-Unis dans leur combat contre le groupe djihadiste Etat islamique et l'Iran chiite. Dénonçant "une politique pas responsable", Mme Achraoui a accusé la nouvelle administration américaine "d'essayer de satisfaire la coalition extrémiste de (Benjamin) Netanyahu", qui dirige actuellement le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël.

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