Deux journalistes abattus en plein direct — République dominicaine

16 Février, 2017, 00:43 | Auteur: Lynn Cook
  • Un policier en train de relever les empreintes sur le lieu du drame

La police a indiqué qu'un meurtre avait été commis le 14 février dans une station de radio à San Pedro de Macoris, une petite ville à 70 kilomètres à l'est de la capitale, Santo Domingo. Des hommes armés ont ouvert le feu lors d'un bulletin d'information qui était diffusé sur Facebook Live. Des hommes armés sont entrés mardi matin (heure locale) dans le studio de FM 103 à San Pedro de Macorís, dans l'est du pays, alors que Luis Manuel Medina était en train de lire les informations, rapporte le journal El Nacional.

Les images de l'émission montrent le journaliste au micro lisant les informations avant d'entendre deux tirs au loin. Leo Martinez, directeur de la station de Radio qui se trouvait également sur les lieux dans son bureau a lui aussi été tué par des individus qui avaient pénétré dans les locaux de la station de radio. La station de radio était située dans un centre commercial. Trois hommes ont déjà été interpellés, mais le motif de l'attaque reste encore inconnu. Sur la vidéo, enregistrée en direct sur Facebook, on entend distinctement deux coups de feu. Ces dernières semaines, Medina le présentateur a condamné à plusieurs reprises la pollution du Laguna Mallen, un lac protégé. Les autorités doivent enquêter pour non seulement retrouver les meurtriers, mais aussi leur commanditaire. Dans ce cas, l'impunité générera de la peur parmi les journalistes, ce qui les effrayera et les empêchera de s'exprimer et de faire leur travail. La police avait déclaré qu'il avait été victime d'un vol, bien que ni sa voiture ni son téléphone n'avaient disparu. Selon The Guardian, "le harcèlement et l'intimidation de journalistes couvrant le crime organisé et la corruption sont très courants en République dominicaine".

" Les journalistes qui osent s'en prendre à la corruption ou au trafic de drogues sont souvent les victimes de violence physique voire de meurtre ", note RSF sur sa page internet consacrée à ce pays.

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