Juncker, très pessimiste, ne briguera pas de 2e mandat — Commission européenne

14 Février, 2017, 02:26 | Auteur: Lynn Cook

Contrairement à José Manuel Barroso, qui avait passé 10 ans à la tête de la commission européenne, son président actuel Jean-Claude Juncker ne compte pas briguer de second mandat.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a annoncé samedi dans un entretien à la radio allemande qu'il ne briguerait pas de second mandat en 2019.

Le tableau qu'il dresse de la situation européenne est sombre. "Mais il n'y en aura pas de seconde car je ne me porterai pas candidat une seconde fois", a-t-il affirmé sur les ondes de Deutschlandfunk, une station de radio publique. Il avait, auparavant, longtemps présidé l'Eurogroupe qui réunit les ministres des Finances.

Cinq ans, pas un de plus. "Est-ce que le moment est venu où l'Union européenne des 27 doit montrer de l'unité, de la cohésion et de la cohérence?", s'est-il interrogé. "Concernant Trump et le Brexit, tout le monde dit: "C'est une grande chance pour l'Europe. Mais j'ai quelques doutes justifiés que cela arrive vraiment".

Pour M. Juncker, l'UE évolue dans des directions différentes selon les pays, qui sont difficilement compatibles entre elles. "Ce serait une évolution que nous devrions exploiter", a-t-il jugé en rappelant que tant que la Grande-Bretagne est membre de l'UE, elle n'est pas autorisée à négocier en son nom propre des accords commerciaux, la Commission européenne étant compétente pour ce type de négociations. L'ancien chef du gouvernement luxembourgeois s'est inquiété en particulier des risques de divisions sur les conditions du Brexit. "Les 27 autres pays de l'UE ne le savent pas encore mais les Britanniques savent parfaitement comment ils doivent s'y prendre (.) Ils peuvent promettre une chose à un pays A, une autre chose à un pays B et encore une autre à un pays C dans le but qu'il n'y ait pas de front uni européen", a-t-il dit.

La Chambre des communes a adopté mercredi un projet de loi autorisant la Première ministre britannique Theresa May à invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne sur la sortie d'un membre de l'UE.

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