Les rebelles "continueront le combat" si les négociations échouent — Syrie

24 Janvier, 2017, 01:52 | Auteur: Lynn Cook

" Les réunions de notre délégation sont terminées ", a déclaré à l'AFP une source proche des négociateurs du régime. Un autre porte-parole rebelle a précisé que l'objectif était aussi d'améliorer l'accès à l'aide humanitaire dans les villes assiégées.

Lors des trois tentatives malheureuses de négociations de paix (2012, 2014 et 2016), qui s'étaient déroulées à Genève, en Suisse, les représentants des rebelles étaient assis face à leurs homologues gouvernementaux.

Si les négociations sont un succès, nous sommes pour les négociations. Emissaires de Bachar el-Assad et représentants des rebelles ont entamé des pourparlers de paix pour la Syrie ce lundi à Astana, au Kazakhstan.

Entretien- Une conférence sur la Syrie a débuté ce lundi 23 janvier à Astana, la capitale du Kazakhstan.

Ces rencontres ont été "longues et productives", a souligné un porte-parole de la délégation des rebelles, Yehya al-Aridi, ajoutant avoir eu des discussions "en profondeur" sur les "problèmes politiques" en Syrie avec l'envoyé de Moscou.

Ces négociations sont les premières entre Damas et des chefs rebelles ayant plusieurs milliers de combattants sous leur bannière et contrôlant effectivement des territoires.

"Il s'agit de mettre en place des mécanismes de surveillance et de responsabilité" en cas de violations du cessez-le-feu, a expliqué un porte-parole des rebelles.

Les rebelles soutiennent cette proposition. "Ce serait une base forte qui pourra être poursuivie à Genève", estime Yehya al-Aridi, où se poursuivront des pourparlers politiques sous l'égide de l'ONU le 8 février prochain.

La trêve est encore fragile et régulièrement violée.

Des combats s'y sont déroulés dans la nuit de dimanche à lundi, ainsi que dans la région de Damas, où l'armée syrienne a repris le siège de Madaya, ville sous contrôle rebelle près de la frontière libanaise, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Bachar Jaafari, qui mène la délégation du régime composée de dix émissaires, a indiqué que les pourparlers devaient également servir à distancier les rebelles considérés comme "modérés" des jihadistes de l'organisation Etat islamique et du front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra, Al-Qaïda en Syrie), selon l'agence officielle syrienne SANA.

Astana consacre le changement de donne qui s'est opéré en Syrie ces derniers mois après l'intervention en force de l'armée russe et le désengagement progressif des Américains.

C'est la première fois que le régime de Bachar el-Assad et les rebelles qui cherchent à le renverser se retrouvent autour de la même table.

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