A Davos, Xi Jinping met en garde contre la tentation protectionniste

20 Janvier, 2017, 00:50 | Auteur: Lynn Cook

3 / 4 La station de ski de Davos accueille le traditionnel forum économique mondial.

"Nous allons nous efforcer d'instaurer un nouveau mode de relations avec les Etats-Unis, un partenariat stratégique global de coordination avec la Russie, un partenariat pour la paix, la croissance, les réformes, entre les différentes civilisations", a-t-il expliqué. Un véritable plaidoyer qui s'oppose, sans le nommer directement, à Donald Trump, qui s'est présenté en véritable pourfendeur de l'économie mondialisée, et du protectionnisme américain.

Répondant indirectement aux anathèmes lancés par le président élu américain, qui a promis d'ériger des barrières douanières visant les exportations chinoises, le président chinois a averti que "personne n'émergera en vainqueur d'une guerre commerciale". Le 17 novembre 2016, la 71e Assemblée générale des Nations Unies, s'appuyant sur la résolution n° 2274 adoptée en mars de cette année par le Conseil et qui encourageait l'initiative "Une Ceinture et une Route", a, pour la première fois, inscrit l'initiative dans une résolution, qui a été adoptée à l'unanimité des 193 pays membres, reflétant le large soutien de la communauté internationale à l'avancement de ce projet.

Pour son premier voyage à l'étranger en 2017, le Président chinois Xi Jinping a choisi la Confédération suisse et, avec une attention particulière portée aux symboles et au contenu de sa visite, il tentera d'y transmettre trois messages principaux dans un monde qui traverse de sérieuses turbulences économiques et politiques.

Le président chinois a livré ce mardi à Davos sa vision de la mondialisation en ouverture du Forum économique mondial. Le président chinois appelle la communauté internationale à défendre le développement du libre-échange et à dire "non" au protectionnisme.

Car depuis près de 50 ans, Davos réunit des dirigeants d'entreprises, des chefs de gouvernement, des politiciens, des artistes, toute une élite globalement acquise au libre échange sous toutes ses formes. Ils ont voté Trump, le Brexit (Theresa May doit s'exprimer jeudi), et vont peut être bousculer le jeu politique en France, en Allemagne, etc. Il a placé cette édition sous le signe de la responsabilité des leaders, estimant qu'il fallait chercher "pourquoi les gens sont en colère et pas satisfaits".

"Nous devons écouter ce que disent les gens".

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