Immigration : Obama abroge le régime d'exception réservé aux Cubains

15 Janvier, 2017, 00:24 | Auteur: Lynn Cook
  • Les Etats Unis ont accueilli 40.000 cubains en 2015 et 54.000 en 2016 d'après Ben Rhodes conseiller à la sécurité de Barack Obama

Un changement réclamé depuis longtemps par la Havane, qui voyait en cette mesure une incitation à l'exil vers l'Amérique.

À quelques jours du terme de son second mandat de président des États-Unis, Barack Obama soigne un peu plus sa sortie en consolidant le lien retrouvé avec Cuba il y a de cela maintenant un peu plus de deux ans.

Le gouvernement cubain a déclaré que la signature, jeudi à La Havane, d'un accord bilatéral mettant fin à la politique américaine des "pieds secs, pieds mouillés" est "positive" et constitue "une étape importante" dans l'amélioration des relations entre les deux pays.

Cette démarche signifie que "nous traitons désormais les immigrants cubains de la même façon que les immigrants d'autres pays", a-t-il ajouté.

Dans le même temps, les autorités cubaines se sont engagées à accepter le retour de Cubains expulsés du territoire américain de la même manière qu'elles le faisaient jusqu'ici pour les personnes interceptées en mer.

Désormais, les Cubains qui tentent d'entrer illégalement aux États-Unis et ne répondent pas aux critères d'assistance humanitaire "seront expulsés ", a explicité la Maison-Blanche.

La Maison-Blanche a justifié cette annonce surprise par la nécessité de discrétion dans les négociations.

Depuis une loi entrée en vigueur en 1966 en pleine Guerre froide, les émigrants cubains se voyaient offrir des facilités d'installation aux États-Unis avec la possibilité d'obtenir une résidence permanente au bout d'un an.

La politique des pieds secs, pieds mouillés est une violation flagrante de la lettre et l'esprit des accords migratoires signés par Cuba et les États-Unis en 1994 et 1995.

Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a laissé plané le doute sur la position qu'il entendait adopter sur le dossier cubain. Le président élu, soutenu et entouré par des Cubano-Américains conservateurs, a épousé leurs réactions au moment du décès de Fidel Castro, le 25 novembre 2016: sur son compte Twitter, ce dernier a été qualifié de " dictateur brutal qui a opprimé son peuple pendant près de six décennies ".

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