Face aux pressions de son camp, François Fillon se montre ferme

15 Janvier, 2017, 01:03 | Auteur: Lynn Cook
  • Laurent Wauquiez le 29 novembre 2016 à Paris  AFP

Le candidat a été investi ce samedi 14 janvier à Paris devant le Conseil national de son parti réuni à la Mutualité à Paris en présence de plus de 2.500 personnes, selon les organisateurs.

Le vainqueur de la primaire ouverte organisée par Les Républicains n'entend pas amoindrir son projet et prône une "révolution du bon sens ".

Comme il le fait depuis sa victoire à la primaire, François Fillon indiqué qu'il allait "expliquer, préciser, enrichir " son programme. "Je m'appelle François Fillon, pas François Hollande (...) Nous n'avons pas d'autre choix que d'aller à fond, pas d'autre alternative que d'oser le maximum", a lancé M. Fillon dans de son discours d'investiture.

"Il m'arrive d'entendre certains à droite utiliser les mêmes mots que la gauche".

Une allusion aux demandes qui ont émergé, à l'initiative d'anciens soutiens de Nicolas Sarkozy, de supprimer la loi sur le cumul des mandats ou de réinstaurer les heures supplémentaires défiscalisées.

"J'attends de mon parti de la responsabilité et..."

S'il est élu, François Fillon ne rétablira pas la défiscalisation des heures supplémentaires réclamée par des membres de son camp, comme le vice-président Laurent Wauquiez, ont réclamé ces derniers jours son rétablissement.

Le candidat promet de ne céder à aucune intimidation: un message destiné à la gauche, mais surtout à son camp, plus particulièrement à certains sarkozystes, qui le pressent de changer son projet, jugé trop radical, Laurent Wauquiez en tête. "Si l'on réintroduit la défiscalisation des heures supplémentaires, alors l'intérêt de négocier un allongement de la durée du travail disparaît: pour les salariés et même les entreprises, il vaudra bien mieux rester aux 35 heures et bénéficier des avantages fiscaux et sociaux dès la 36e heure", a-t-il affirmé. Ce dernier a en outre répété une énième fois qu'il ne reviendrait pas sur le non-cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale, qui entrera en vigueur au prochain renouvellement. "Ce serait un bien mauvais début de mandat, pour moi comme pour tous les parlementaires de notre majorité", a-t-il dit. "Ce n'est pas de l'obstination, mais j'ai mes convictions", a-t-il répondu. "Je veillerai à ce que dans les semaines qui viennent, le nombre de femmes investies aux législatives soit en augmentation significative", a-t-il promis.

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