Volkswagen prêt à payer 4 milliards d'euros supplémentaires à Washington — Dieselgate

12 Janvier, 2017, 00:38 | Auteur: Aubrey Nash
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Mardi, Volkswagen a affirmé être prêt à verser une pénalité supplémentaire de 4,3 milliards de dollars et à plaider coupable pour mettre un terme à l'enquête pénale sur les moteurs diesel truqués aux Etats-Unis, où il s'est déjà engagé à débloquer un vaste plan d'indemnisation de 14,7 milliards de dollars, auquel s'ajoutent 603 millions à destination des Etats américains, 1,2 milliard pour les concessionnaires et au moins un milliard supplémentaire pour les voitures de grosse cylindrée.

Volkswagen reconnait donc avoir participé à une "conspiration " visant à tromper ses clients ainsi que les autorités américaines.

Cet accord va permettre à Volkswagen d'en finir avec les répercussions gigantesques de sa tricherie sur 11 millions de véhicules diesel dans le monde, dont 600 000 aux Etats-Unis.

L'addition totale dépassera donc de loin les quelque 18 milliards de dollars mis de côté par le groupe pour couvrir les coûts du scandale. "Nous continuerons nos efforts pour changer notre manière de penser et de travailler".

Mercredi, les autorités américaines ont d'ailleurs annoncé l'inculpation de cinq nouveaux employés et cadres de l'entreprise, tous résidant en Allemagne: Heinz-Jakob Neusser, Jens Hadler, Richard Dorenkamp, Bernd Gottweis, et Jürgen Peter.

D'autres cadres du groupe pourraient à leur tour être inquiétés par la justice américaine.

Employé entre 2012 et 2015 sur le site de Volkswagen de Hauburn Hills, dans le Michigan (nord-est), M. Schmidt était alors en charge des relations du constructeur avec les autorités américaines, notamment les agences de l'environnement fédérale (EPA) et californienne (Carb) chargées d'homologuer les voitures en vue de leur mise en circulation. "En ce qui concerne d'autres individus (.), l'enquête est en cours et va continuer", a assuré Mme Lynch.

Surtout, dans son acte d'accusation, le département de la Justice a mis en cause l'équipe dirigeante du groupe à l'époque, assurant qu'elle avait été informée de la supercherie à la mi-2015 mais qu'elle avait décidé de garder le silence.

"Au lieu de plaider pour la reconnaissance de l'existence du logiciel truqueur auprès des autorités américaines, la direction exécutive de VW a autorisé qu'elle continue d'être dissimulée", avait indiqué le DoJ, sans citer toutefois le nom de responsables.

Jusqu'à présent, Volkswagen avait indiqué que le patron du groupe aux 12 marques, Martin Winterkorn, démissionnaire à la suite du scandale mais qui avait nié toute responsabilité, n'avait pris connaissance des falsifications que "fin août, début septembre", soit juste avant que le scandale n'éclate, en septembre 2015.

Le géant allemand de l'automobile avait annoncé, mardi, en plein salon automobile de Detroit, des discussions avancées avec les autorités américaines pour clore l'affaire des moteurs truqués.

Les consommateurs mondiaux ne semblent en tout cas pas avoir trop gardé de rancune vis-à-vis du groupe qui réunit les marques Audi, Porsche, Seat, Skoda ou Bentley.

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