Le Kremlin dénonce "un pas de plus" — Sanctions américaines

12 Janvier, 2017, 00:30 | Auteur: Lynn Cook
  • Andreï Lougovoï ex-agent du KGB le 12 mars 2013 à Moscou

La tension entre Washington et Moscou s'accroît de plus en plus.

Au lendemain de l'annonce par la Maison Blanche d'une nouvelle vague de sanctions contre la Russie, le Kremlin a dénoncé, mardi 10 janvier, " un pas de plus " dans la dégradation des relations russo-américaines, regrettant une " détérioration sans précédent " depuis la prise de fonction de Barack Obama.

Ces présumés coupables ne sont autres que Alexander Bastrykin, président du Comité russe d'investigation, Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun.

Adoptée en 2012, la loi Magnitski interdit aux responsables russes soupçonnés d'avoir été impliqués dans la mort de l'avocat ou dans de graves atteintes aux droits de l'homme d'entrer sur le sol des Etats-Unis.

L'actualisation de cette liste, faite chaque année par l'exécutif américain auprès du Congrès, est une source de grandes tensions entre Moscou et Washington depuis 2012, année de la réélection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis.

Cette mesure "ne provoque que de la perplexité", a assuré M. Lougovoï, ancien agent secret russe devenu député du Parti libéral démocrate (LDPR) à la Douma d'Etat.

La troisième personne visée par les sanctions américaines, Dmitri Kovtoun, est soupçonnée comme Andreï Lougovoï d'être directement liée à l'empoisonnement au polonium-210 à Londres en novembre 2006 de l'ancien agent du FSB (ex-KGB) Alexandre Litvinenko.

Sergueï Magnitski, un juriste russe devenu un symbole de la lutte contre la corruption, avait été arrêté en 2008 après avoir dénoncé une vaste machination financière ourdie, selon lui, par des responsables de la police et du fisc russes au détriment de l'Etat russe. Et pour la Russie, le milliardaire américain a clairement affiché la couleur: il veut infléchir la diplomatie américaine qu'il juge hostile à Moscou et se rapprocher de la Russie.

Donald Trump s'oppose ainsi aux services de renseignement américains qui accusent le président russe d'avoir " ordonné une campagne d'influence " par des piratages informatiques pour favoriser la victoire électorale de l'homme d'affaires. "Nous devons préserver la possibilité de travailler avec la Russie dans des domaines d'intérêt national pour les Etats-Unis, notamment (en cherchant) des solutions diplomatiques pour les crises en Syrie et dans l'est de l'Ukraine", a répondu un responsable de l'administration américaine sortante.

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